Aller vers le meilleur de soi-même

–         Identité et  représentation sociale

–         Violences psychologiques

–         Reconstruction de soi

Ce  sont autant de thématiques que nous avions voulu traiter. Il nous a paru utile, voire évident,  de clore ce travail avec la thématique de la beauté, tant l’image prend de plus en plus   le pas dans la vie sociale et dans la sphère intime.

Ce que nous ne voulions surtout pas, c’était d’aborder la question sous l’aspect de l’esthétisme ou du consumérisme.

Nous avions plein d’idées et savions quel message faire passer, mais au fur et  à mesure de nos  échanges, nous constations combien le sujet est vaste et complexe car très subjectif.

La notion de beauté a évolué à travers les âges et les civilisations. Elle diffère d’une culture à l’autre.

Chacune et chacun de nous a sa propre  appréhension de la beauté, mais l’image qu’on renvoie et qu’on se renvoie peut parfois être fortement influencée par le regard de l’Autre, les stéréotypes, le matraquage des marchands de beauté.

Ne pas se laisser  entraîner dans cette spirale, au risque de se perdre. L’important c’est  d’être  soi car comme le dit si bien J.Salomè « c’est  à tout âge et chaque matin qu’une femme devient femme, en affirmant ses choix, en allant au bout de ses désirs, en acceptant d’aller vers le meilleurs d’elle-même. »

S’initier au code de la route

Aux Clairs soleils, des jeunes femmes dynamiques, entreprenantes montent des projets innovants. Pour se donner confiance et dépasser leurs difficultés linguistiques, après l’obtention du brevet aux premiers secours, certaines d’entre elles s’attèlent à l’initiation au code de la route à la cyberbase du centre martin Luther King avant de franchir la porte d’une auto école.

7 juin 2010

La formation est maintenant terminée.Le groupe d’apprenantes a passé l’examen pour l’obtention du code de conduite depuis un peu plus d’un mois. Et comme convenu depuis le début, nous nous retrouvons au Centre Martin Luther King pour faire le point de cette expérience.  Sur les 16 candidates, 2 ont obtenu le fameux sésame pour commencer l’apprentissage de la conduite. D’aucun diront peut-être  que c’est peu, cependant on peut affirmer que l’expérience est très positive. Les candidates malheureuses l’ont manqué de très peu, puisqu’en grande majorité elles ont fait entre 6 et 8 fautes.  Ce qu’il faut retenir de cette expérience si particulière c’est que :

– toutes ces jeunes mamans se sont accrochées à ce projet dont la genèse remonte à novembre 2008.  Pour certaines c’était la première fois de leur vie qu’elles passaient un examen. Joignant le geste à la parole  Yamina confie :  » j’ai très stressée. J’avais le boitier entre les mains et mon cœur battait, battait très fort. Entendre mon coeur me gênait.

-toutes ont décidé de se représenter à l’examen en septembre, vacances estivales obligent. Elles ont déjà fait des devis et opté pour une auto école.

– Elles ont donné envie à d’autres femmes du quartier de se lancer dans l’expérience.

Au delà de l’apprentissage du code de la route, elles sont contentes  d’avoir « pris contact avec l’informatique avec Internet » pour certaines et d’avoir amélioré leur niveau de français pour d’autres.

Si le permis de conduire leur ouvre des voies, pour nombre d’entre elles, ce document s’inscrit dans une démarche professionnelle. Elles insistent pour le faire savoir. « Nous, ce que nous voulons, c’est avoir les outils pour pouvoir travailler.

Nous avons nos projets professionnels. Leila titulaire du BEP couture veut passer son bac pro et monter sa micro entreprise.

malika  n’a pas travaillé pendant un certain temps pour se consacrer à ses enfants. Aujourd’hui, elle se retrouve chef de famille. Elle  souhaite reprendre ses études et faire une formation pour être auxilliaire de vie auprès de personnes âgées. Et pour exercer , un véhicule est indispensable !

Asma, récemment arrivée en France a un diplome anglais d’ ingénieur en génie civil. Elle   attend une réponse à sa demande d’équivalence.

Les cinq jeunes femmes présentes à notre ultime rencontre, parlant au nom de toutes les candidates affirment combien cette expérience est importante.  Ce projet a montré combien elles sont capables d’aller au bout d’une aspiration. C’est aussi « un exemple pour nos enfants. Nous avons dépassé nos difficultés et nos appréhension et nous voulons aller plus loin. Nous en sommes capables. On doit nous faire confiance.  »

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