A Fourg autrefois – Chemins d’ici et d’ailleurs

A Fourg, petit village non loin de Quingey, a lieu tous les 3 ans une sympathique manifestation « Fourg autrefois ». Durant deux jours un village est reproduit dans la foret de Chaux avec les costumes et activités du début du XXème siècle.

Cette année, les 5 et 6 juillet 2014, un « chemin d’ailleurs » a été proposé pour donner à voir et entendre des chants et danses traditionnels d’autres pays.


C’est dans ce cadre que l’association Miroirs de Femmes reflets du monde présentait, notamment, des chants slaves et des musiques africaines.

Sur ce même chemin et malgré quelques gouttes de pluie, on pouvait s’envoler quelques minutes pour Tahiti, vibrer avec les danseuses de flamenco et apprécier costumes et danses turques.

Sur les « chemins d’ici » aussi on pouvait applaudir des danses en crinoline la chorale du village ou l’ambiance gouailleuse d’un cabaret d’époque, ainsi qu’un étonnant jongleur de bulles de savons.

Pas loin de l’église lilliputienne et de son clocher typique, une petite école dans la forêt était même reconstituée.

Pour les savoirs faire manuels, les « bohémiens » et leurs vanneries avaient installé leur campement à l’entrée du village tandis que plusieurs artisans nous contaient et montraient les savoirs ancestraux : du maréchal ferrant au sabotier en passant par le fromager, le meunier, entre beaucoup d’autres, sans oublier les râpeuses de choux pour préparer la choucroute !

Cette joyeuse fête villageoise rétro est une belle occasion de célébrer et unir les différentes générations et origines, entre mémoires et patrimoine, traditions et ouverture, bref de la culture au sens large du terme et au pluriel, car il y avait aussi d’anciennes machines agricoles en action dans les champs voisins.

Témoignage d’un mari

Florent est français. Conny est philippine. Au départ de leur rélation amoureuse ils se parlaient en anglais. Ensuite,chacun a contribué aux progres de l’autre dans la connaissance des langues. Florent nous a envoyé son témoignage, un recit du coeur…

Ma femme et moi sommes un couple moderne. Nous avons nos propres activités et nous nous aimons énormément. Elle est originaire des Philippines et elle est venue  s’installer avec moi en France, suite à notre mariage. Elle a dû s’adapter à un style de vie différent et bien sûr apprendre une nouvelle langue. Pour mieux s’intégrer, elle a suivi des cours de français. Soutenue par sa nouvelle famille (et par son époux, bien sûr !), elle a fait des progrès, aussi par de petites missions de travail (ménage, garde d’enfants, etc..). Décidée à être toujours très active et à améliorer son français, elle a  intégré le groupe “Miroirs de femmes” par le biais de ses connaissances.

Ce groupe a pour but l’entraide entre femmes provenant de divers pays. Par des activités telles que théâtre, contes et chansons pour les petits, créations artistiques et bien d’autres  croisements culturels, ma femme a pris davantage d’assurance et confiance en elle. Cela lui a permis de mettre en valeur ses compétences, mais aussi de marcher  d’un “pas” plus sûr dans son quotidien ici.

Ma femme actuellement a un emploi comme aide soignante dans une maison de retraite (et un diplôme d’infirmière dans son pays !).

Je lui souhaite bonne chance pour la suite et je lui dis que je suis très fier d’elle !

Longue vie au groupe « Miroirs de femmes » et j’espère que cette  grande « famille » interculturelle ne cessera pas de se développer !!!

Rencontre à Globlivres le 31 janvier 2013

Globlivres, la bibliothèque interculturelle à Renens, en Suisse dispose d’environ 30 000 livres dans 280 langues : ouvrages pour adultes, jeunes et enfants ; livres bilingues ; méthodes d’apprentissage de langue… Elle propose également un lieu convivial et des activités pour réunir immigrés et autochtones autour d’intérêts communs favorisant l’échange et la reconnaissance réciproque. Cette structure a été présentée à Besançon en 2010, lors de la journée sur le  « Plurilinguisme » organisée par notre site, les réseaux de bibliothèques de Besançon et le CASNAV.  Depuis, les contacts et les échanges professionnels se sont succédés et le groupe « Miroirs de femmes » accompagné par une bibliothécaire de la médiathèque Nelson Mandela,  s’est rendu à la bibliothèque en Suisse.

L’objectif : Rencontre entre les personnes de divers horizons, découverte des activités menées par Globlivres et échanges autour des expériences  de chacun. Ce métissage culturel nous a mis en relation, en parole, en action. Les chants, les projets, les emprunts de livres… Une culture évolue au contact d’autres cultures.

Conny-Ross du groupe « Miroirs de femmes » était inspiré par cette journée interculturelle, voici un extrait de son carnet de voyage :

Notre voyage en Suisse à Renens était prévu le 16 Janvier 2013, mais en raison de fortes chutes de neige, nous avons dû l’annuler. Donc, finalement le 31 Janvier 2013 , le groupe Miroirs de Femmes a rendu visite à la Bibliothèque Globlivres en Suisse. Nous étions neuf avec Charlotte de la médiathèque Nelson Mandela (notre partenaire dans le projet sur le plurilinguisme) qui nous y a conduit en toute sécurité. Tanja, l’animatrice a accompagné le reste du groupe :  Loudmila, Christine, Sona, Chantal, Tina, Gigi et moi-même.

Belle vue du Jura

Belle vue du Jura

Nous avons fait une escale au Pontarlier pour prendre un café.
Vers 11h30, nous sommes arrivées à la bibliothèque de Renens et nous avons été chaleureusement accueilli. Nous avons rencontré les bibliothécaires et les nombreux bénévoles. Ce fut un moment d’échanges très riche qui a donné naissance à des idées porteuses de projets pour l’avenir.

A l’heure du déjeuner, nous avons commencé par une soupe maison qui était délicieuse. Elle était suivie par une pizza. Hmmm ! Fruits, desserts, café pour terminer ce magnifique repas et susciter de nombreuses discussions..

Après le déjeuner, une bénévole d’origine Kurde nous a présenté l’histoire du petit poisson qui est la recherche de sa maman. Créatrice des accessoires, cette bénévole a su nous faire participer à cette histoire, chacun a contribué en prononçant quelques mots dans sa langue natale.

L’après-midi nous avons pu assister à la lecture de contes par une professionnelle.

Durant l’après midi, notre groupe a participé en chantant « Thia thia » (une chanson en lingala). Une chanson que Christine (la conteuse/chanteuse de notre groupe originaire du Congo) nous a appris. C’était un moment très particulier, car les lecteurs de la bibliothèque ont chanté avec nous … nous étions fières…

Enfin, nous nous sommes dit  au revoir avec la promesse de continuer à travailler ensemble et de poursuivre nos échanges. Avant de nous rendre à la maison, nous nous sommes arrêtées pour acheter des spécialités suisses : du chocolat Suisse bien sûr. Hmmm!
Ce voyage était vraiment génial. Jusqu’aux prochains  …

Où est-ce que nos projets nous conduiront ?

Lecture à voix autres, le 13 février 2013

Le groupe « Miroirs de femmes » a eu le plaisir de présenter une nouvelle fois des contes et comptines dans des langues diverses, devant les parents, les enfants et les lecteurs de la bibliothèque Nelson Mandela. Promenez-vous dans cette galerie de photos et imprégnez-vous de l’ambiance qui régnait ce jour-là. « Le petit chaperon rouge » présenté par Christine, Lioudmila, Conny-Ross, Zyhrie, Raja, Zina, Tanja, Françoise, Chantal…en huit langues différentes.

Un grand merci à Céline Schnepf, metteur en scène de la compagnie théâtrale « Un château en Espagne » qui nous a aidée dans la préparation, la répétition, la présentation de cette pièce et qui a surtout cru en nous !

Méli-mélo entre les histoires, les comptines (de dos: Emmanuel, le bibliothécaire "fait" la soupe en chaussettes avec Tanja; drôles d'idées...)

Les loups: Liuodmila et Tanja

Les loups: Lioudmila et Tanja

Charlotte, la bibliothécaire, Christine, Lioudmila, Tanja...chantent une belle chanson d'amour...Gigi, Odile, Raja, Chantal et Zyrhie les accompagnent. Cette fois-ci en français. Conny-Ros fait son spectacle en anglais, Raja en arabe, Françoise est notre perle-traductrice.

Un moment de pause...hum...plutôt la préparation. Concentration et hop...deuxième séance l'après-midi. Trop de souvenirs, des rires, des partages dans ce multi-land !

Raja a besoin de cette petite main, Conny-Ros charme le public et Gigi ? Elle chante une berceuse en italien, aidée par une jolie demoiselle. Chuutttt...cette berceuse transmise de génération en génération ...

Nous. Toutes. Le groupe Miroirs de femmes reste ouvert à celles qui souhaitent venir et entrer dans ce monde riche des cultures, des langues, des origines… Et faire un bout de chemin avec nous dans cette aventure nommée: « A voix autres »!

Moins de déchets – nous avons agi !

Afin de sensibiliser les habitants de Planoise au compostage en pied d’immeuble, le Sybert (Syndicat de Traitement de déchets de Besançon et sa région) a mené un atelier auprès du groupe « Miroirs de femmes » du CCAS. L’intervention réalisée par l’association CPIE du Haut Doubs consistait à cuisiner de la soupe avec divers légumes provenant du jardin du CPIE. Les épluchures ainsi obtenues ont servi par la suite à expliquer le processus de compostage. Un moment éducatif et convivial. C’est Élodie Parther du Sybert qui nous fait part de ses impressions:

Le début d’après-midi a commencé par une présentation individuelle d’une douzaine de femmes présentes et des professionnels sociaux et environnementaux. Chaque femme a présenté ses origines, son parcours et son arrivée à Besançon. C’est sur une note très émouvante que nous avons pu découvrir le combat de tous le jours de ses femmes qui ont pu s’adapter à un pays et une culture nouvelle.

Ensuite, nous nous sommes dirigés à l’espace cuisine pour l’atelier cuisine et aux fourneaux pour préparer la soupe.

Chacune a mis la main à la pâte : certaine lavaient, d’autres épluchaient ou encore d’autres découpaient les divers légumes mis à dispositions. C’est avec un élan d’entrain et de bon humeur que la soupe fut mise sur le feu. A la suite de la préparation, Isabelle Houg, animatrice du CPIE a présenté le compostage. Devant un regard très intéressé des femmes, l’ensemble des ingrédients pour faire un bon compost a été listé. Les femmes devaient classer dans le tableau, à l’aide d’images, ce qui se composte ou non. Une autre activité consistait à observer à la loupe les insectes constituant le compost. Cette intervention a été un moment fort, mêlant la stupéfaction, les fous rires et la découverte.

Après une explication de la procédure d’installation des composteurs en pied d’immeubles, quelques personnes ont semblé intéressées et seront donc susceptible de nous contacter ultérieurement.

La soupe étant cuite, l’heure de la dégustation est arrivée. Nous nous sommes réunis autour de la table et nous avons savouré ces instants pleins de convivialité et d’échanges. Puis chacun est peu à peu rentré chez lui, ramenant un peu de soupe, de nouveaux savoirs et de bons souvenirs.

Personnellement, il a été très intéressent d’être au plus prés de la population afin de promouvoir et sensibiliser les habitants à des éco-gestes. L’homogénéité de ce groupe de femmes est une force; chacune apportant sa culture, sa personnalité et son expérience. C’était une rencontre très constructive, une belle découverte, pour le groupe, mais pour nous aussi…

Rencontre entre des lecteurs de médiathèque Aimé Césaire et « Miroirs de femmes »

Un grand merci à Francine JORIS, qui, par une pluie battante, a accompagné notre  groupe ce jour-là et a écrit ce texte en laissant parler son coeur :

« Nous avions rendez-vous le 26 Septembre à la médiathèque Aimé Césaire. But de l’opération : rencontrer l’équipe des bibliothécaires et le public venu écouter les contes du mercredi après-midi. Chacune avait préparé dans sa langue d’origine une comptine. L’aventure a commencé dans le bus où j’ai rencontré Lioudmilla et Graziella : « On descend où? ». Belle occasion pour se renseigner auprès d’une passagère. Deux arrêts possibles : Foyer ou Brème ? Pour éviter les escaliers, nous nous décidons pour Brème. Nous dénichons alors la médiathèque ruisselante au milieu d’un magnifique bouquet d’arbres. A notre arrivée, plein de soleil dans les sourires des bibliothécaires.

Peu à peu, nous nous imprégnons du lieu et le coin-contes se peuple d’enfants souvent accompagnés de leur maman. L’animateur de Radio Campus installe son matériel d’enregistrement. C’est l’heure ! Tanja présente le groupe, ses activités, ses projets et elle ouvre la séance par une comptine en macédonien, suivie par Lioudmilla qui charme le public avec une comptine russe. Sona reprend le flambeau avec une histoire arménienne. Au fil des contes, le public manifeste de plus en plus son intérêt, visiblement sensible à la mélodie de ces sonorités venues d’ailleurs et à une gestuelle bien communicative. Graziella nous fait goûter une chanson en espagnol. Chantal retrouve sa girafe préférée grâce à la complicité de Françoise, et nous fait des coucous du haut de son long cou. Conny Ross, elle, essaye de ne pas se faire pincer par ce crabe qu’elle nous présente en tagalog (une des langues des Philippines), en anglais et en français. Rien que cela ! Cette première prestation se termine par moi, qui ai le bonheur de « grignoter » la main d’une petite fille avec « la petite souris est passée… ».

Chaque texte a été expliqué en français et chaque prestation saluée par les sourires et les applaudissements. Les artistes offrent une seconde tournée et invitent ensuite l’assemblée à prendre part aux festivités. Très vite, dans la salle, des dames se manifestent, disent des poèmes et entonnent des chansons que nous reprenons toutes (et tous) en chœur avec le clapotis de la pluie pour accompagnement. C’est vraiment un très joli moment de partage, tout en complicité et en douceur – un vrai cadeau ! Des boissons et des chouquettes viennent clôturer cet après-midi de septembre, les langues se sont bien déliées et les conversations vont bon train. On se promet de revenir.

Retour sur la journée du 8 Mars 2012

Le 8 Mars 2012. Il est 18heures. Le groupe « Miroirs de femmes » au complet se dirige vers le Fort Griffon. Il va présenter le projet mené avec Radio Campus pendant plusieurs mois sur « La place de la femme dans la société ». Aurélien, le journaliste de cette radio qui a travaillé avec nous, qui nous a encouragé pendant plusieurs mois. Ce soir, en quelque sorte, c’est un hommage que nous nous rendons mutuellement. Aurélien était à la base de ce projet et d’un voyage en Chine, afin de permettre un croisement de regards sur la place des femmes dans ces deux univers. Magali expose des photos de l’ethnie Mosuo, dans le sud-ouest de la Chine. Les sourires partent en ricochet quand nous découvrons aussi nos photos et celles des dames que nous avions interviewées.

Extrait du reportage réalisé par Aurélien Bertini pour Radio Campus

Fort Griffon, ce lieu culturel qui permet des rencontres, des échanges, se remplit peu à peu. Le nombre et la diversité des visiteurs accélèrent les battements de nos cœurs. Nous sommes fières !

Aurélien et Annie Ménétrier (elle représente la Ville de Besançon, un des financeurs de ce projet) présentent les objectifs de cette belle expérience et ouvrent l’exposition : La société matriarcale en Chine à travers des paroles et des photos et « La société française avec des femmes d’ici », présentées par un « voyage acoustique » que nous avons réalisé.

Et là… c’est à nous. Nous devons parler devant le public… Ce n’est pas facile. Nos visages rougissent, la voix tremble, mais la parole brode une écharpe riche en couleurs et en émotions. La journée du 8 Mars prend du sens grâce aux mots, ceux de Christine et de Julienne pour leur Congo natal et pour les femmes congolaises en souffrance. Sona, arménienne, est courageuse : c’est elle qui posait toujours le plus des questions et admirait les femmes émancipées, indépendantes ; elle ne se doute pas que c’est elle qu’on admirait pour sa détermination à dépasser ses propres difficultés : l’accent, la timidité… Voilà Nineli ; lectrice dans une maison d’édition pendant 30 ans en Géorgie elle veillait à ce que les mots soient justes et bien écrits… Aujourd’hui, cette « journaliste » s’efface devant les autres… Mais sa voix restera dans les archives… Lioudmila et son accent russe ; son sentiment « de ne pas être si à l’aise en interviewant des femmes » nous montre sa modestie. Chantal, quant à elle, se découvre comme une femme qui ose dire des choses, défendre ses principes…. Karima a rejoint le groupe plus tard, mais elle aussi n’a pas hésité à se glisser dans la peau d’une vraie journaliste. Françoise a été interviewée pendant ce projet et aujourd’hui elle est devenue bénévole dans notre groupe. Elle est toujours là pour soutenir, pour encourager, véritable ambassadrice d’hospitalité et de bienveillance.

Stéphanie et Farida, les deux animatrices des Espaces solidaires  avaient commencé cette aventure avec nous en 2010 et aujourd’hui, c’est Tanja, du site « Migrations à Besançon », qui anime le groupe.

Les personnes interviewées sont présentes ce soir, ainsi que d’autres qui ont des questions à nous poser. Nous avons écouté ensemble les interviews. Des mots resteront gravés : « Femmes, hommes pourquoi les comparer, ce sont des personnes égales… », « les femmes sont toujours moins bien payées que les hommes… », « ce sont les femmes qui subissent le plus la violence… », « si j’avais une baguette magique je ferais que les femmes soumises et sans droit dans certains pays deviennent libres et heureuses »…

Une expérience riche pour nous toutes. Chaque interview nous a fait réfléchir, nous a montré que « la place » des femmes dans la société doit évoluer : les inégalités et les injustices montrent que le chemin sera encore long.

Une dame passionnée de perles …un atelier thématique du groupe « Miroirs de femmes »

Avec Geneviève on voyage, on apprend, on admire… Elle fait partie de ces personnes qui ne s’arrêtent jamais … Active sur plusieurs fronts, Geneviève est aussi une contributrice du site Migrations : avec sa plume elle recueille des récits de vies, rencontre des personnes, notamment originaires d’Afrique et réécrit la transcription de leurs témoignages.

Cette fois-ci, c’est elle qui témoigne et nous amène dans une terre riche de couleurs et d’émotions. Pendant sa carrière professionnelle, elle a travaillé et vécu de nombreuses années au Cameroun. Elle a appris beaucoup de  choses sur les cultures, les traditions diverses…Mais, aujourd’hui, notre rencontre porte sur sa passion : les perles, dont elle est tombée amoureuse en Afrique et la création des bijoux, uniques et sublimes.

« Les perles et la parure font partie de l’histoire de l’homme. Dès la préhistoire l’homme s’est paré, et dans toutes les civilisations les perles ont joué un rôle. Les religions s’en servent pour les chapelets, elles ont été des monnaies d’échange lors de la constitution des empires coloniaux et elles ont fait la fortune des verriers et des marchands vénitiens, entre autres. Ces perles anciennes, aux techniques de fabrication très élaborées, sont en bonne place dans les musées actuellement, un trésor culturel à travers les âges » dit-elle.

Elle nous montre des perles, elle les tient précieusement dans sa main :

« Je vous ai fait une sélection des perles que j’utilise dans mes créations. J’aime mélanger des matières naturelles, issues du monde minéral, animal et végétal. Pour le monde minéral, admirez le bleu du lapis-lazuli, les reflets de l’œil de tigre, le vert de la malachite. Dans le monde animal, j’utilise de l’os, des dents de phacochère, des crayons d’oursin, des coquillages. Les graines, le bois, la terre se trouvent dans le monde végétal. Maintenant, un peu de vocabulaire. Quand on parle de perle, un bijoutier va comprendre la perle fine, produite par une huître, sans que l’homme intervienne, c’est le fruit du hasard. Sinon, il s’agit de perles de culture, l’homme a fait en sorte que le mollusque fabrique une perle autour d’un noyau introduit (pearl en anglais). Enfin, communément, le mot perle désigne tout objet, le plus souvent sphérique et percé, susceptible d’entrer dans la composition d’un bijou, (bead en anglais). D’après certaines croyances, les perles sont les larmes des dieux et le clair de lune  a le pouvoir de les faire croître. Les Grecs pensaient que les perles naissent de la rosée que la lune dépose dans la chair offerte des huîtres flottant la nuit, grandes ouvertes, à la surface des eaux. »

Nous sommes émerveillées ! D’autant plus que les colliers qu’elle nous présente sont nés d’une histoire qu’elle  réussit à transmettre en respectant la nature, l’origine et la beauté des ces matières nobles. Sona, Christine, Françoise… les dames du groupe, ont beaucoup de questions et elles aimeraient découvrir encore plus des choses. La culture n’a pas de frontières, ni de limites…elle doit se partager et être la graine qui donne ensuite  naissance à tant de belle choses. De magnifique colliers composés par différentes perles : « Plus elles  sont variées, d’origines diverses, plus le collier est beau, c’est un peu comme votre groupe » dit-elle pour conclure.

 

Merci Geneviève et viens quand tu veux  dans notre « divers-cité »…