Programme des activités

6 Octobre :
9h-11h Français langue étrangère (Cours de conversation en français)
14h-17 permanence, 5 rue Durer

7 Octobre : Café des langues, 19h-21h, Brasserie de l’Espace, 1 Place de l’Europe à Planoise

9 Octobre : Atelier santé, 18h, 5 rue Durer

13 octobre : 14-17h permanence, 5 rue Durer

15 octobre : 9h-12h, participation au débat à la maison de quartier Mandela sur le thème du « Cancer du sein »

17 octobre : 17h30 Atelier cuisine « Biélorussie »

23 octobre : Nuit des étudiants, la Rodia, se renseigner auprès de Tanja

27 octobre : 14h-17h : permanence, 5 rue Durer

31 octobre : Exposition (se renseigner auprès de Tanja)

A Fourg autrefois – Chemins d’ici et d’ailleurs

A Fourg, petit village non loin de Quingey, a lieu tous les 3 ans une sympathique manifestation « Fourg autrefois ». Durant deux jours un village est reproduit dans la foret de Chaux avec les costumes et activités du début du XXème siècle.

Cette année, les 5 et 6 juillet 2014, un « chemin d’ailleurs » a été proposé pour donner à voir et entendre des chants et danses traditionnels d’autres pays.


C’est dans ce cadre que l’association Miroirs de Femmes reflets du monde présentait, notamment, des chants slaves et des musiques africaines.

Sur ce même chemin et malgré quelques gouttes de pluie, on pouvait s’envoler quelques minutes pour Tahiti, vibrer avec les danseuses de flamenco et apprécier costumes et danses turques.

Sur les « chemins d’ici » aussi on pouvait applaudir des danses en crinoline la chorale du village ou l’ambiance gouailleuse d’un cabaret d’époque, ainsi qu’un étonnant jongleur de bulles de savons.

Pas loin de l’église lilliputienne et de son clocher typique, une petite école dans la forêt était même reconstituée.

Pour les savoirs faire manuels, les « bohémiens » et leurs vanneries avaient installé leur campement à l’entrée du village tandis que plusieurs artisans nous contaient et montraient les savoirs ancestraux : du maréchal ferrant au sabotier en passant par le fromager, le meunier, entre beaucoup d’autres, sans oublier les râpeuses de choux pour préparer la choucroute !

Cette joyeuse fête villageoise rétro est une belle occasion de célébrer et unir les différentes générations et origines, entre mémoires et patrimoine, traditions et ouverture, bref de la culture au sens large du terme et au pluriel, car il y avait aussi d’anciennes machines agricoles en action dans les champs voisins.

Rencontre à Globlivres le 31 janvier 2013

Globlivres, la bibliothèque interculturelle à Renens, en Suisse dispose d’environ 30 000 livres dans 280 langues : ouvrages pour adultes, jeunes et enfants ; livres bilingues ; méthodes d’apprentissage de langue… Elle propose également un lieu convivial et des activités pour réunir immigrés et autochtones autour d’intérêts communs favorisant l’échange et la reconnaissance réciproque. Cette structure a été présentée à Besançon en 2010, lors de la journée sur le  « Plurilinguisme » organisée par notre site, les réseaux de bibliothèques de Besançon et le CASNAV.  Depuis, les contacts et les échanges professionnels se sont succédés et le groupe « Miroirs de femmes » accompagné par une bibliothécaire de la médiathèque Nelson Mandela,  s’est rendu à la bibliothèque en Suisse.

L’objectif : Rencontre entre les personnes de divers horizons, découverte des activités menées par Globlivres et échanges autour des expériences  de chacun. Ce métissage culturel nous a mis en relation, en parole, en action. Les chants, les projets, les emprunts de livres… Une culture évolue au contact d’autres cultures.

Conny-Ross du groupe « Miroirs de femmes » était inspiré par cette journée interculturelle, voici un extrait de son carnet de voyage :

Notre voyage en Suisse à Renens était prévu le 16 Janvier 2013, mais en raison de fortes chutes de neige, nous avons dû l’annuler. Donc, finalement le 31 Janvier 2013 , le groupe Miroirs de Femmes a rendu visite à la Bibliothèque Globlivres en Suisse. Nous étions neuf avec Charlotte de la médiathèque Nelson Mandela (notre partenaire dans le projet sur le plurilinguisme) qui nous y a conduit en toute sécurité. Tanja, l’animatrice a accompagné le reste du groupe :  Loudmila, Christine, Sona, Chantal, Tina, Gigi et moi-même.

Belle vue du Jura

Belle vue du Jura

Nous avons fait une escale au Pontarlier pour prendre un café.
Vers 11h30, nous sommes arrivées à la bibliothèque de Renens et nous avons été chaleureusement accueilli. Nous avons rencontré les bibliothécaires et les nombreux bénévoles. Ce fut un moment d’échanges très riche qui a donné naissance à des idées porteuses de projets pour l’avenir.

A l’heure du déjeuner, nous avons commencé par une soupe maison qui était délicieuse. Elle était suivie par une pizza. Hmmm ! Fruits, desserts, café pour terminer ce magnifique repas et susciter de nombreuses discussions..

Après le déjeuner, une bénévole d’origine Kurde nous a présenté l’histoire du petit poisson qui est la recherche de sa maman. Créatrice des accessoires, cette bénévole a su nous faire participer à cette histoire, chacun a contribué en prononçant quelques mots dans sa langue natale.

L’après-midi nous avons pu assister à la lecture de contes par une professionnelle.

Durant l’après midi, notre groupe a participé en chantant « Thia thia » (une chanson en lingala). Une chanson que Christine (la conteuse/chanteuse de notre groupe originaire du Congo) nous a appris. C’était un moment très particulier, car les lecteurs de la bibliothèque ont chanté avec nous … nous étions fières…

Enfin, nous nous sommes dit  au revoir avec la promesse de continuer à travailler ensemble et de poursuivre nos échanges. Avant de nous rendre à la maison, nous nous sommes arrêtées pour acheter des spécialités suisses : du chocolat Suisse bien sûr. Hmmm!
Ce voyage était vraiment génial. Jusqu’aux prochains  …

Où est-ce que nos projets nous conduiront ?

Lecture à voix autres, le 13 février 2013

Le groupe « Miroirs de femmes » a eu le plaisir de présenter une nouvelle fois des contes et comptines dans des langues diverses, devant les parents, les enfants et les lecteurs de la bibliothèque Nelson Mandela. Promenez-vous dans cette galerie de photos et imprégnez-vous de l’ambiance qui régnait ce jour-là. « Le petit chaperon rouge » présenté par Christine, Lioudmila, Conny-Ross, Zyhrie, Raja, Zina, Tanja, Françoise, Chantal…en huit langues différentes.

Un grand merci à Céline Schnepf, metteur en scène de la compagnie théâtrale « Un château en Espagne » qui nous a aidée dans la préparation, la répétition, la présentation de cette pièce et qui a surtout cru en nous !

Méli-mélo entre les histoires, les comptines (de dos: Emmanuel, le bibliothécaire "fait" la soupe en chaussettes avec Tanja; drôles d'idées...)

Les loups: Liuodmila et Tanja

Les loups: Lioudmila et Tanja

Charlotte, la bibliothécaire, Christine, Lioudmila, Tanja...chantent une belle chanson d'amour...Gigi, Odile, Raja, Chantal et Zyrhie les accompagnent. Cette fois-ci en français. Conny-Ros fait son spectacle en anglais, Raja en arabe, Françoise est notre perle-traductrice.

Un moment de pause...hum...plutôt la préparation. Concentration et hop...deuxième séance l'après-midi. Trop de souvenirs, des rires, des partages dans ce multi-land !

Raja a besoin de cette petite main, Conny-Ros charme le public et Gigi ? Elle chante une berceuse en italien, aidée par une jolie demoiselle. Chuutttt...cette berceuse transmise de génération en génération ...

Nous. Toutes. Le groupe Miroirs de femmes reste ouvert à celles qui souhaitent venir et entrer dans ce monde riche des cultures, des langues, des origines… Et faire un bout de chemin avec nous dans cette aventure nommée: « A voix autres »!

Rencontre entre des lecteurs de médiathèque Aimé Césaire et « Miroirs de femmes »

Un grand merci à Francine JORIS, qui, par une pluie battante, a accompagné notre  groupe ce jour-là et a écrit ce texte en laissant parler son coeur :

« Nous avions rendez-vous le 26 Septembre à la médiathèque Aimé Césaire. But de l’opération : rencontrer l’équipe des bibliothécaires et le public venu écouter les contes du mercredi après-midi. Chacune avait préparé dans sa langue d’origine une comptine. L’aventure a commencé dans le bus où j’ai rencontré Lioudmilla et Graziella : « On descend où? ». Belle occasion pour se renseigner auprès d’une passagère. Deux arrêts possibles : Foyer ou Brème ? Pour éviter les escaliers, nous nous décidons pour Brème. Nous dénichons alors la médiathèque ruisselante au milieu d’un magnifique bouquet d’arbres. A notre arrivée, plein de soleil dans les sourires des bibliothécaires.

Peu à peu, nous nous imprégnons du lieu et le coin-contes se peuple d’enfants souvent accompagnés de leur maman. L’animateur de Radio Campus installe son matériel d’enregistrement. C’est l’heure ! Tanja présente le groupe, ses activités, ses projets et elle ouvre la séance par une comptine en macédonien, suivie par Lioudmilla qui charme le public avec une comptine russe. Sona reprend le flambeau avec une histoire arménienne. Au fil des contes, le public manifeste de plus en plus son intérêt, visiblement sensible à la mélodie de ces sonorités venues d’ailleurs et à une gestuelle bien communicative. Graziella nous fait goûter une chanson en espagnol. Chantal retrouve sa girafe préférée grâce à la complicité de Françoise, et nous fait des coucous du haut de son long cou. Conny Ross, elle, essaye de ne pas se faire pincer par ce crabe qu’elle nous présente en tagalog (une des langues des Philippines), en anglais et en français. Rien que cela ! Cette première prestation se termine par moi, qui ai le bonheur de « grignoter » la main d’une petite fille avec « la petite souris est passée… ».

Chaque texte a été expliqué en français et chaque prestation saluée par les sourires et les applaudissements. Les artistes offrent une seconde tournée et invitent ensuite l’assemblée à prendre part aux festivités. Très vite, dans la salle, des dames se manifestent, disent des poèmes et entonnent des chansons que nous reprenons toutes (et tous) en chœur avec le clapotis de la pluie pour accompagnement. C’est vraiment un très joli moment de partage, tout en complicité et en douceur – un vrai cadeau ! Des boissons et des chouquettes viennent clôturer cet après-midi de septembre, les langues se sont bien déliées et les conversations vont bon train. On se promet de revenir.

Retour sur la journée du 8 Mars 2012

Le 8 Mars 2012. Il est 18heures. Le groupe « Miroirs de femmes » au complet se dirige vers le Fort Griffon. Il va présenter le projet mené avec Radio Campus pendant plusieurs mois sur « La place de la femme dans la société ». Aurélien, le journaliste de cette radio qui a travaillé avec nous, qui nous a encouragé pendant plusieurs mois. Ce soir, en quelque sorte, c’est un hommage que nous nous rendons mutuellement. Aurélien était à la base de ce projet et d’un voyage en Chine, afin de permettre un croisement de regards sur la place des femmes dans ces deux univers. Magali expose des photos de l’ethnie Mosuo, dans le sud-ouest de la Chine. Les sourires partent en ricochet quand nous découvrons aussi nos photos et celles des dames que nous avions interviewées.

Extrait du reportage réalisé par Aurélien Bertini pour Radio Campus

Fort Griffon, ce lieu culturel qui permet des rencontres, des échanges, se remplit peu à peu. Le nombre et la diversité des visiteurs accélèrent les battements de nos cœurs. Nous sommes fières !

Aurélien et Annie Ménétrier (elle représente la Ville de Besançon, un des financeurs de ce projet) présentent les objectifs de cette belle expérience et ouvrent l’exposition : La société matriarcale en Chine à travers des paroles et des photos et « La société française avec des femmes d’ici », présentées par un « voyage acoustique » que nous avons réalisé.

Et là… c’est à nous. Nous devons parler devant le public… Ce n’est pas facile. Nos visages rougissent, la voix tremble, mais la parole brode une écharpe riche en couleurs et en émotions. La journée du 8 Mars prend du sens grâce aux mots, ceux de Christine et de Julienne pour leur Congo natal et pour les femmes congolaises en souffrance. Sona, arménienne, est courageuse : c’est elle qui posait toujours le plus des questions et admirait les femmes émancipées, indépendantes ; elle ne se doute pas que c’est elle qu’on admirait pour sa détermination à dépasser ses propres difficultés : l’accent, la timidité… Voilà Nineli ; lectrice dans une maison d’édition pendant 30 ans en Géorgie elle veillait à ce que les mots soient justes et bien écrits… Aujourd’hui, cette « journaliste » s’efface devant les autres… Mais sa voix restera dans les archives… Lioudmila et son accent russe ; son sentiment « de ne pas être si à l’aise en interviewant des femmes » nous montre sa modestie. Chantal, quant à elle, se découvre comme une femme qui ose dire des choses, défendre ses principes…. Karima a rejoint le groupe plus tard, mais elle aussi n’a pas hésité à se glisser dans la peau d’une vraie journaliste. Françoise a été interviewée pendant ce projet et aujourd’hui elle est devenue bénévole dans notre groupe. Elle est toujours là pour soutenir, pour encourager, véritable ambassadrice d’hospitalité et de bienveillance.

Stéphanie et Farida, les deux animatrices des Espaces solidaires  avaient commencé cette aventure avec nous en 2010 et aujourd’hui, c’est Tanja, du site « Migrations à Besançon », qui anime le groupe.

Les personnes interviewées sont présentes ce soir, ainsi que d’autres qui ont des questions à nous poser. Nous avons écouté ensemble les interviews. Des mots resteront gravés : « Femmes, hommes pourquoi les comparer, ce sont des personnes égales… », « les femmes sont toujours moins bien payées que les hommes… », « ce sont les femmes qui subissent le plus la violence… », « si j’avais une baguette magique je ferais que les femmes soumises et sans droit dans certains pays deviennent libres et heureuses »…

Une expérience riche pour nous toutes. Chaque interview nous a fait réfléchir, nous a montré que « la place » des femmes dans la société doit évoluer : les inégalités et les injustices montrent que le chemin sera encore long.

Lectures à voix autres

Geneviève Cailleteau, une spectatrice de « Lectures à voix autres » :

Le 21 Mars 2012, j’étais conviée par Tanja à passer un moment avec le groupe « Miroirs de femmes », rendez-vous à la bibliothèque Nelson Mandela.

Je ne savais pas à quoi m’attendre… surprise ! Dans la salle se trouvent déjà assis des tout-petits avec leurs parents, et en face d’eux, en une scène improvisée, plusieurs femmes munies qui de marionnettes, qui de jouets, qui de livres…

Le spectacle commence, les babillements s’arrêtent au son d’une chanson animée de gestes que tout le monde imite, une comptine sera reprise par ceux qui la connaissent. Tour à tour ces dames chantent, récitent, captivent leur jeune auditoire, bercé par ces mots doux. La version française est d’abord lue, mais après, seule la musicalité des mots compte, la douceur de la voix, la gestuelle dansante.

Je n’ai pas dit l’essentiel : ces comptines ont été récitées dans la langue d’origine, arménien, serbe, macédonien, lingala, vietnamien, russe…, on a bien reconnu l’air de « Frère Jacques », mais il y était question de papillon en vietnamien.

Pour les enfants, aucun problème de compréhension ! Dans le miroir de ces femmes, ils se sont vus aimés de la même façon, en Afrique, en Asie ou en Europe…

Ce moment s’est poursuivi par un repas pour celle qui le pouvaient, j’ai cru comprendre que pour certaines, ces retrouvailles hebdomadaires, leur étaient indispensables, pour rompre la solitude, se faire des amies, être ensemble tout simplement.

Miroirs d’elles

Une plume libre pour écrire et décrire le groupe « Miroirs de femmes » et l’expérience vécue le 7 décembre 2011  » Lecture à voix autres » à travers leurs mots:

Karima : Je ne sais pas où on trouve la force pour dépasser sa timidité. Je me suis dit : « Chanter en arabe devant des personnes que je ne connais pas, non, ce n’est pas possible » ! J’ai souhaité être un papillon, celui de ma comptine, et m’envoler mais comme par magie, je me suis vue me présenter devant le public et chanter. J’ai vu les yeux emplis de douceur m’encourageant  à continuer. A cet instant bref, j’étais à la fois dans les bras de ma maman, dans mon « bled » et ici, à la bibliothèque, dans mon nouveau pays.

Lioudmila : Ici ou là bas…j’essaye de remplir chaque moment de mon existence avec des choses qui me comblent. Cette expérience, (elle réfléchit un instant) oui, en effet, en Russie j’enseignais l’anglais aux enfants dans une école primaire. Et là, devant les petits et leurs parents je retrouvais la  Lioudmila d’avant. Le cœur bat bien fort quand les sentiments brodent des œuvres autour de lui.

Sona : J’ai un travail à accomplir. Une trace à laisser à mes enfants et mes petits-enfants. Leur permettre de garder des liens avec l’Arménie. Présenter des comptines dans ma langue devant le public c’est aussi rendre hommage à ma mère qui chantait si bien. J’appréhendais ce moment, mais ce jour-là, une force inexplicable  m’a donné des ailes.

Christine : (d’abord un rire du fond du cœur) J’ai dit oui parce que j’aime chanter ! Parce que je suis fière de vous « amener » au bord de la rivière de mon enfance, au Congo. Le son du lingala est magique et quand on y croit, la magie se produit. La musique traverse des paysages inconnus et fabuleux. Les gens devant moi avaient l’air heureux,  j’étais si contente !

Julienne : Je devais partir travailler et je suis restée en me disant : tant pis si j’ai du retard pour une fois ! Tous ces visages d’enfants et de leurs parents valent  mille fois mieux que tous les papiers et les mots qui vous parlent de « vivre ensemble ». Là, dans la simplicité de cette rencontre je me suis sentie la bienvenue et celle qui peut donner un peu de soi, de son pays. A travers une berceuse pour les petits qui réunit les deux Congo-s. Qui réunit les gens. Le monde.

Chantal : A part mon accent franc-comtois, je n’en ai pas d’autres. Je suis celle qui vous dira « bonjour » en français et qui est très fière d’être membre du groupe « Miroirs de femmes ». Dans la solitude encore plus prononcée de la journée pluvieuse du 7 décembre, j’avais envie d’être parmi ma « petite famille adoptive ». Chaque accent, chaque chanson, peu importe la langue, c’était une caresse pour ma p’tite Sophie, ma girafe, seul souvenir de mon enfance. Ce fut une journée où mon cœur a vu plus clair que mes yeux.

Floriane : Je suis très heureuse d’avoir fait partie de cette expérience. Je me suis sentie « intégrée » au groupe « Miroirs de femmes » ahahah ! J’ai été très émue de pouvoir partager la langue de ma grand-mère avec des enfants et leurs parents. Cela m’a permis à la fois de me rapprocher de mes origines espagnoles et aussi de me rappeler la si belle diversité de mon pays, la France.

Nineli : Le chemin de confiance (en soi, aux autres) est long et il n’est pas toujours lisse. Il faut du temps et j’espère être à « l’heure » pour le rendez-vous prochain. (elle a contribué par écrit avec une comptine en géorgien).

Tanja : Rendre visible « un jardin » dans lequel chaque fleur a sa propre histoire, sa beauté et sa fragilité. L’entretenir par ce qu’il enrichit le paysage. Prendre soin de « la culture » pour qu’elle puisse être sur une terre fertile et  donner la naissance à des « variétés » encore plus belles et plus solides.

Françoise : Habituer les oreilles des petits-enfants à entendre des mots venus d’autres pays, ça ne peut que les rendre plus tolérants vis à vis des autres, les différents, les « pas comme eux », les étranges, pour qu’ils ne soient pas inquiétants.
C’était une belle expérience !
Les enfants étaient si attentifs devant ces femmes qui avaient dépassé leur timidité pour transmettre un message dans leur langue dont elles étaient si fières ce jour-là.