Témoignage d’un mari

Florent est français. Conny est philippine. Au départ de leur rélation amoureuse ils se parlaient en anglais. Ensuite,chacun a contribué aux progres de l’autre dans la connaissance des langues. Florent nous a envoyé son témoignage, un recit du coeur…

Ma femme et moi sommes un couple moderne. Nous avons nos propres activités et nous nous aimons énormément. Elle est originaire des Philippines et elle est venue  s’installer avec moi en France, suite à notre mariage. Elle a dû s’adapter à un style de vie différent et bien sûr apprendre une nouvelle langue. Pour mieux s’intégrer, elle a suivi des cours de français. Soutenue par sa nouvelle famille (et par son époux, bien sûr !), elle a fait des progrès, aussi par de petites missions de travail (ménage, garde d’enfants, etc..). Décidée à être toujours très active et à améliorer son français, elle a  intégré le groupe “Miroirs de femmes” par le biais de ses connaissances.

Ce groupe a pour but l’entraide entre femmes provenant de divers pays. Par des activités telles que théâtre, contes et chansons pour les petits, créations artistiques et bien d’autres  croisements culturels, ma femme a pris davantage d’assurance et confiance en elle. Cela lui a permis de mettre en valeur ses compétences, mais aussi de marcher  d’un “pas” plus sûr dans son quotidien ici.

Ma femme actuellement a un emploi comme aide soignante dans une maison de retraite (et un diplôme d’infirmière dans son pays !).

Je lui souhaite bonne chance pour la suite et je lui dis que je suis très fier d’elle !

Longue vie au groupe « Miroirs de femmes » et j’espère que cette  grande « famille » interculturelle ne cessera pas de se développer !!!

Moins de déchets – nous avons agi !

Afin de sensibiliser les habitants de Planoise au compostage en pied d’immeuble, le Sybert (Syndicat de Traitement de déchets de Besançon et sa région) a mené un atelier auprès du groupe « Miroirs de femmes » du CCAS. L’intervention réalisée par l’association CPIE du Haut Doubs consistait à cuisiner de la soupe avec divers légumes provenant du jardin du CPIE. Les épluchures ainsi obtenues ont servi par la suite à expliquer le processus de compostage. Un moment éducatif et convivial. C’est Élodie Parther du Sybert qui nous fait part de ses impressions:

Le début d’après-midi a commencé par une présentation individuelle d’une douzaine de femmes présentes et des professionnels sociaux et environnementaux. Chaque femme a présenté ses origines, son parcours et son arrivée à Besançon. C’est sur une note très émouvante que nous avons pu découvrir le combat de tous le jours de ses femmes qui ont pu s’adapter à un pays et une culture nouvelle.

Ensuite, nous nous sommes dirigés à l’espace cuisine pour l’atelier cuisine et aux fourneaux pour préparer la soupe.

Chacune a mis la main à la pâte : certaine lavaient, d’autres épluchaient ou encore d’autres découpaient les divers légumes mis à dispositions. C’est avec un élan d’entrain et de bon humeur que la soupe fut mise sur le feu. A la suite de la préparation, Isabelle Houg, animatrice du CPIE a présenté le compostage. Devant un regard très intéressé des femmes, l’ensemble des ingrédients pour faire un bon compost a été listé. Les femmes devaient classer dans le tableau, à l’aide d’images, ce qui se composte ou non. Une autre activité consistait à observer à la loupe les insectes constituant le compost. Cette intervention a été un moment fort, mêlant la stupéfaction, les fous rires et la découverte.

Après une explication de la procédure d’installation des composteurs en pied d’immeubles, quelques personnes ont semblé intéressées et seront donc susceptible de nous contacter ultérieurement.

La soupe étant cuite, l’heure de la dégustation est arrivée. Nous nous sommes réunis autour de la table et nous avons savouré ces instants pleins de convivialité et d’échanges. Puis chacun est peu à peu rentré chez lui, ramenant un peu de soupe, de nouveaux savoirs et de bons souvenirs.

Personnellement, il a été très intéressent d’être au plus prés de la population afin de promouvoir et sensibiliser les habitants à des éco-gestes. L’homogénéité de ce groupe de femmes est une force; chacune apportant sa culture, sa personnalité et son expérience. C’était une rencontre très constructive, une belle découverte, pour le groupe, mais pour nous aussi…

Une dame passionnée de perles …un atelier thématique du groupe « Miroirs de femmes »

Avec Geneviève on voyage, on apprend, on admire… Elle fait partie de ces personnes qui ne s’arrêtent jamais … Active sur plusieurs fronts, Geneviève est aussi une contributrice du site Migrations : avec sa plume elle recueille des récits de vies, rencontre des personnes, notamment originaires d’Afrique et réécrit la transcription de leurs témoignages.

Cette fois-ci, c’est elle qui témoigne et nous amène dans une terre riche de couleurs et d’émotions. Pendant sa carrière professionnelle, elle a travaillé et vécu de nombreuses années au Cameroun. Elle a appris beaucoup de  choses sur les cultures, les traditions diverses…Mais, aujourd’hui, notre rencontre porte sur sa passion : les perles, dont elle est tombée amoureuse en Afrique et la création des bijoux, uniques et sublimes.

« Les perles et la parure font partie de l’histoire de l’homme. Dès la préhistoire l’homme s’est paré, et dans toutes les civilisations les perles ont joué un rôle. Les religions s’en servent pour les chapelets, elles ont été des monnaies d’échange lors de la constitution des empires coloniaux et elles ont fait la fortune des verriers et des marchands vénitiens, entre autres. Ces perles anciennes, aux techniques de fabrication très élaborées, sont en bonne place dans les musées actuellement, un trésor culturel à travers les âges » dit-elle.

Elle nous montre des perles, elle les tient précieusement dans sa main :

« Je vous ai fait une sélection des perles que j’utilise dans mes créations. J’aime mélanger des matières naturelles, issues du monde minéral, animal et végétal. Pour le monde minéral, admirez le bleu du lapis-lazuli, les reflets de l’œil de tigre, le vert de la malachite. Dans le monde animal, j’utilise de l’os, des dents de phacochère, des crayons d’oursin, des coquillages. Les graines, le bois, la terre se trouvent dans le monde végétal. Maintenant, un peu de vocabulaire. Quand on parle de perle, un bijoutier va comprendre la perle fine, produite par une huître, sans que l’homme intervienne, c’est le fruit du hasard. Sinon, il s’agit de perles de culture, l’homme a fait en sorte que le mollusque fabrique une perle autour d’un noyau introduit (pearl en anglais). Enfin, communément, le mot perle désigne tout objet, le plus souvent sphérique et percé, susceptible d’entrer dans la composition d’un bijou, (bead en anglais). D’après certaines croyances, les perles sont les larmes des dieux et le clair de lune  a le pouvoir de les faire croître. Les Grecs pensaient que les perles naissent de la rosée que la lune dépose dans la chair offerte des huîtres flottant la nuit, grandes ouvertes, à la surface des eaux. »

Nous sommes émerveillées ! D’autant plus que les colliers qu’elle nous présente sont nés d’une histoire qu’elle  réussit à transmettre en respectant la nature, l’origine et la beauté des ces matières nobles. Sona, Christine, Françoise… les dames du groupe, ont beaucoup de questions et elles aimeraient découvrir encore plus des choses. La culture n’a pas de frontières, ni de limites…elle doit se partager et être la graine qui donne ensuite  naissance à tant de belle choses. De magnifique colliers composés par différentes perles : « Plus elles  sont variées, d’origines diverses, plus le collier est beau, c’est un peu comme votre groupe » dit-elle pour conclure.

 

Merci Geneviève et viens quand tu veux  dans notre « divers-cité »…

 

 

 

Rencontre avec les résidents du logement-foyer Marulaz

L’ouverture vers les autres,  l’échange, et l’enrichissement mutuel restent les objectifs principaux du groupe « Miroirs de femmes ». Dans cette perspective, une collaboration interservices a été mise en place entre les animatrices du CCAS : Véronique Gallois, animatrice des cinq logements-foyers dela Ville de Besançon, et Tanja Nikolova, animatrice du site Migrations. Les deux collègues ont ainsi organisé une rencontre intergénérationnelle entre les femmes et les résidents du logement-foyer Marulaz. Voici le descriptif de ce rendez-vous, à travers le regard de Lise, qui a accompagné, en tant que stagiaire, le groupe Miroirs de femmes :

 Il est 15 heures, nous nous rendons au logement-foyer. Les résidents arrivent peu à peu dans la salle du restaurant, lieu de la rencontre. Nous nous asseyons tous autour d’une table. Nineli, du groupe, est déjà venue participer à des ateliers, Christine connaît quelques personnes grâce à la collaboration avec les espaces solidaires. Nous sommes une quinzaine, les générations se mêlent, l’ambiance est détendue. Alors, tour à tour, chacun se présente. Les femmes du groupe « Miroirs de femmes » se racontent et expliquent qu’elles aiment la France, ce pays qui les a si bien accueillies, et dans lequel elles se sentent bien… Les résidents racontent leurs parcours de vie, leurs anciennes professions, depuis combien de temps ils sont ici : de 8 mois à 12 ans ! Et enfin, ce qui les a menés à prendre la décision de venir vivre dans un logement-foyer. Pour beaucoup, c’est la santé qui les a empêchés de continuer à vivre chez eux, en toute autonomie. Leur sincérité nous touche. De 23 à 92 ans les générations s’encouragent : les résidents sont admiratifs de la perfection avec laquelle les femmes parlent la langue française, les femmes sont admiratives de la vie et de la volonté des résidents. Beaucoup expliquent qu’ils se plaisent dans ce logement-foyer, ils participent tous aux ateliers proposés : mémoire, chorale, écriture, bricolage, informatique… L’atmosphère est remplie d’émotions, la plus jeune des résidentes dévoile sa fragilité… Une autre souhaiterait davantage ce genre d’échanges. En effet, les photos prises cet après-midi et cet article du blog seront fièrement montrés à leur famille. La discussion s’est poursuivie sur le sujet de la « migration » qui parfois est un choix, ou parfois une nécessité. Certains résidents ont souligné la difficulté d’adaptation face à un changement de quartier, à un changement de vie. Laissant imaginer ce que ressentent les personnes qui migrent à des centaines, ou à des milliers de kilomètres de leurs pays, et toutes les difficultés qu’ils ont pu rencontrer. Les femmes du groupe en savent quelque chose…

Les yeux brillants, monsieur Raymond nous raconte son histoire : sa femme vit dans un autre foyer à Thise ; ils ont quitté leur maison suite à un incendie. Ne pouvant plus s’occuper de sa femme, ils se sont retrouvés séparé. C’est sa passion pour le chant qui compense, en quelque sorte, ce manque. Il nous démontre ses talents. S’ensuit alors un moment mélodieux qui rythme l’assemblée : Christine l’accompagne en lingala, Lioudmila nous chante « Kalinka » en russe, et les résidents nous interprètent les chansons du répertoire de l’atelier choral. L’échange se prolonge autour d’un goûter préparé par les femmes du groupe. Cet après-midi là les années et les distances ne se comptent plus.
A l’issue de cette rencontre, une belle promesse : nous reviendrons partager les comptines d’enfance des résidents et les comptines des pays d’origine des femmes…
 

« L’après-midi aux 17 saveurs »

A l’occasion de la semaine du goût, des femmes du groupe de l’Amitié et de « Miroirs de femmes » de Planoise ont partagé, par la dégustation, l’exotisme culinaire de leurs origines respectives. Sucré, salé, épicé, fruité, parfumé, inconnu, ou encore délicieux : autant de goûts et d’impressions échangés entre des femmes de divers horizons.
Encore une fois, le plaisir des papilles nous a rassemblé et chacune a relevé le défi de surprendre les autres avec une saveur inhabituelle venue d’ailleurs, ou traditionnelle de la région. Ce fut l’occasion de donner à connaître un peu de ses racines mais aussi de sa personnalité.
Car autour d’une table, c’est plus qu’un après-midi « gastronomique » que nous avons vécu mais bien un moment convivial entre femmes.
« Ce mélange des saveurs et des cultures est comme un voyage dans les pays », nous a confié Nathalie du groupe de l’Amitié.

La recette pour un après-midi savoureux se compose d’aliments, de fruits et de boissons venus d’ici et de là-bas, de sourires et d’envie de se connaître.

Si vous avez d’autres « ingrédients » à proposer, n’hésitez pas à nous rejoindre!

 

 

Une petite escapade entre filles

Une petite escapade  entre filles  entre 1000 étangs