Femmes juives d’Algérie : émancipation et transmission - Conclusion

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Conclusion

Le « canoun » de grand mère Rina, son buffet Henri II reposant sur son tapis berbère rouge, les lampes arts déco, la cuisine française et la pâtisserie orientale, les meubles noirs cirés de grand-mère Julie, la musique de Raymond et de Charles Trenet ont constitué les ingrédients symboliques d’une transmission reçue et remaniée. Ces ingrédients restent pour moi au fondement de « la synthèse républicaine », concept exotique qui pour lui donner sens, m’a demandé beaucoup de travail.

Dans la recherche des connexions cachées de mon itinéraire, je ne vois plus de hasard à m’être engagée dans la recherche des origines intellectuelles du droit républicain. J’ai voulu comprendre dans un ensemble de lois promulguées dans les années 1900 comment le législateur moral de la toute jeune Troisième République s’était attaqué à l’idée de déterminisme racial. Invitée par Aron Rodrigue, professeur en Histoire contemporaine à l’Université de Stanford (Californie) à présenter mon livre tiré de mon Habilitation à diriger les recherches, à mon grand étonnement, il me dit que j’avais choisi d’explorer un sujet « Juif ». Mon livre touchait selon lui à l’idée de la Loi dans son rapport avec la Justice et la solidarité qui s’inscrivent au fondement de la philosophie juive.

J’ai dédié mon livre « La République des faibles » à mon père qui croyait en la République et à la Loi. Au nom de cette croyance, mon père chérissait l’œuvre des rebelles.

Dans le cadre de l'Exposition « Juifs d’Algérie » (Commissaire Anne-Hélène Hoog) au Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme
Table ronde du mercredi 21 octobre 2012 : Femmes juives d'Algérie : émancipation et transmission
Avec la participation de :
Alice Cherki, psychiatre, psychanalyste, essayiste
Karima Berger, écrivain
Annie Stora-Lamarre, historienne, professeur des Universités

Table ronde animée par Joëlle Allouche, chercheuse au CNRS, professeur à l’Institut d’études juives Elie Wiesel (Paris)

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