Semaine de la Turquie à Besançon

A l'occasion de la Semaine de la Turquie à Besançon du 1er au 5 juin 2010, découvrez des témoignages de Turcs vivants à Besançon, les travaux universitaires, conférences et notes publiés sur le site.

Semaine de la Turquie

 

Cité Amitié: Témoignage de MM KOCAMAN, turcs, père : 63 ans , fille : 43 ans

Mon père est arrivé en août 1973. La France cherchait de la main d’œuvre. Normalement il devait venir travailler un petit peu et puis retourner, mais …
Il est venu pour travailler ici parce qu’avant en France, ils cherchaient de la main d’œuvre et puis il s’est inscrit et ça a marché. C’est la France qui demandait. Par exemple, la France voulait des ouvriers. Il y avait de la demande et puis les gens là-bas ils se sont inscrits. C’est la France qui demandait la main d’oeuvre. Dans le temps, ils cherchaient. On pouvait venir comme ça. Ils sont arrivés là.
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Témoignage d’un maçon venu de Turquie en 1974

Nous sommes assis de part et d’autre du thé que nous sert la fille de monsieur. Elle est là pour faire la traduction. Au dessus du canapé se côtoient les drapeaux turcs et français autour d’une carte de la Turquie.
... je me suis inscrit pour venir en Europe. J’ai eu une réponse 15 jours après qui me convoquait à un test pour pouvoir venir en France. Après, je suis allé à Istanbul pour faire un test avec deux architectes, un turc et un français, pour vérifier ce que je savais faire...
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Cité Amitié: Témoignage de MM V, turcs, Monsieur : 27 ans, Madame : 25 ans

Mr : Je suis venu en France en mai 2005 pour rejoindre ma femme et mon fils ; il était déjà né. Je suis venu pour ma famille.
Mme : Il est venu sur le quartier de l’Amitié parce que moi j’y étais. Moi je suis dans cet appart depuis juillet mais j’étais d’abord au deuxième étage. Et puis je suis venue ici au mois de juillet. En fait mes parents ont toujours habité là, mais quand j’ai pris mon premier appart, c’était à Planoise ; c’était parce que je n’ai pas eu d’appart ici au début. J’ai voulu revenir ici à l’Amitié parce que je connais tout le monde. Tout ceux que je vois, on se connaît. J’ai grandi ici, je suis allée à l’école ici. Je veux dire : j’ai ma mère qui est en bas, quand je suis coincée, elle peut venir me donner un coup de main. Voilà, je connais tout le monde. Et puis je ne sais pas, on se sent bien ici puisqu’on connaît. Je ne sais pas si je me sentirais à l’aise comme ça, comme je me suis ici, ailleurs. Parce qu’à Planoise j’ai pris l’appart mais on ne peut pas dire que j’y ai habité ; c’était histoire de prendre l’appart, pour les meubles et tout ça.
Ça a été dur. Lui il a continué sa vie là-bas avec la pharmacie, parce qu’il est vendeur en pharmacie, et puis moi ici chez mes parents parce qu’une fille qui habite toute seule chez nous c’est pas trop ça.
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Parlons nous: Des lycéens à la rencontre de migrants...Récit d´une vie

Seda* est née le 5 août 1968, dans un village en Turquie qui s'appelle Havrek, pas très loin d'Erzincan. Elle est une petite fille qui habite dans un village où il n'y a ni téléphone, ni électricité. L'eau potable provient d'une petite fontaine où tous les villageois se serrent pour leurs besoins quotidiens. A 10 km du village, son père a une petite épicerie. C'est la seule du coin. Seda adore y aller parce qu'elle peut se servir autant qu'elle veut de bonbons. En 1974, son père décide de vendre l'épicerie pour aller travailler en France comme maçon. Elle n'a que 6 ans lors de son premier départ. Cela fut très dur pour elle, mais il a promis de leur écrire tous les jours, ce qui la rassura un peu. De toute manière, elle n'a que ce moyen de communication.
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L'immigration turque dans les travaux universitaires bisontins (1982)

Au début des années 1980, la communauté turque de Besançon s'est agrandie. Cette « nouvelle » vague migratoire venue de l'est reste toutefois mineure au sein de la ville. Alors que les difficultés économiques du milieu des années 1970 se font ressentir, Besançon reste attractive aux yeux des migrants et la capitale régionale est plus que jamais cosmopolite. Aussi, les questionnements des étudiants bisontins d'alors se concentrent moins sur les raisons qui poussent à la formation de nouvelles vagues migratoires qu'aux conditions de vie, aux comportements et à l'adaptation possible des migrants au sein d'un nouvel environnement.
C'est à travers ces interrogations que s'inscrivent les travaux de Sibel Merter et de Yasemine Osman qui s'appliquent définir les difficultés rencontrées par les Turcs de Besançon et les solutions apportées à l’époque, tantôt selon un axe linguistique, tantôt d'un point de vue culturel et quotidien.
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Zoom encyclo : Les Turcs en France

Leur nombre est évalué à 400 000 environ (restés étrangers ou devenus français). C’est le sixième groupe d’origine étrangère résidant en France, après les Algériens (sans doute autour du million, si l’on additionne immigrés et français issus de l’immigration algérienne), les Marocains, les Portugais, les Italiens et les Espagnols.
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L'immigration turque en franche comté. Conférence de Razihe Gunduz

Conférence donnée le 2 mars 2010 à l'Université ouverte de Franche Comté, dans le cadre du cycle "migration, émigration, immigration à l'époque contemporaine", par Razihe GUNDUZ, médiatrice-interprête turque, agent de développement social lié à l'intégration.
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