Note historique: les Arméniens - La diaspora

Sommaire

 

4) La diaspora

Une partie des survivants s’était regroupée en Syrie et au Liban, deux pays confiés à la France par la SDN en 1919. Avec  les victoires de Mustapha Kemal en Anatolie contre l’armée grecque disparut pour eux l’espoir de revenir dans leur terre natale. C’est pourquoi, entre 1922 et 1926, environ 60 000 Arméniens débarquèrent à Marseille. Une partie y resta, si bien que Marseille compte aujourd’hui environ 25 000 franco-arméniens.
Le reste migra peu à peu vers le Nord, vers Lyon et Paris, via le sillon rhodanien, où la présence arménienne reste forte (Valence, Romans, Vienne, Lyon). Dans la région parisienne, on peut citer Issy, Alfortville, Bagneux, Cachan.
Les autres pays d’accueil furent les Etats-Unis (peut-être 900 000 Arméniens aujourd’hui, surtout à Los Angeles), l’Argentine, la Syrie et le Liban. Les pays de l’ex-URSS comptent 1,5 millions d’Arméniens.
Sur les 6 à 7 millions d’Arméniens de 2009, une petite moitié vit dans l’ex-Arménie soviétique devenue indépendante en 1991 (29 800 km², à peu près la Belgique ; à comparer aux 300 000 km² de la « Grande Arménie » historique).
Le reste vit en diaspora. Ces trois autres millions sont généralement citoyens de leur  pays d’accueil, et très bien intégrés, ce qui n’empêche nullement un vif attachement à la culture et à l’histoire de la nation arménienne. C’est le cas en France. De Missak Manouchian (le résistant de l’Affiche Rouge) à Henri Verneuil (Achod Malakian) et Charles Aznavour (Shahnourh Aznavourian), nombreux sont les Franco-Arméniens présents dans la mémoire française.

 

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