Itinéraire d'Alphonse Bachetti - En passant par Le Cap

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En passant par Le Cap

Après le fer, le pétrole. Le Reich a besoin de carburant. En Irak une fraction musulmane séduite par la propagande nazie (par son antisémitisme notamment) s’allie avec l’Axe. Pour assurer la liaison avec Bagdad, les Allemands veulent utiliser les aérodromes de Syrie. La Syrie, sous mandat français, était restée fidèle à Vichy qui, se déshonorant, répond favorablement à la demande d’Hitler alors que les stipulations de l’armistice n’impliquaient pas pareille complaisance. L’heure est grave, l’armée allemande va-t-elle pouvoir disposer d’une source précieuse d’or noir?
De Gaulle ne veut pas que la traditionnelle influence française en Syrie et au Liban soit sapée à cause de la trahison de Vichy. Aux côtés des Anglais, les Forces Françaises libres lutteront en Syrie... Et pour rejoindre ce front éloigné il faut passer par... le Cap qui une fois de plus mérite son nom de “Bonne Espérance”! A. Bachetti en est. Une des heures les plus tragiques commence pour notre pays ; un combat fratricide oppose en Syrie troupes fidèles à Vichy et troupes des FFL 1 000 morts de chaque côté avant qu’un armistice ne confirme la victoire alliée.
Mais si la route du pétrole irakien est coupée, la menace demeure sur Suez. Et Suez c’est la porte vers l’Orient, vers l’inde singulièrement, c’est un nouvel enjeu majeur pour les alliés. A. Bachetti sera donc de la campagne d’Egypte. Le danger écarté, le moment est venu de passer à la contre offensive, d’attaquer l’Axe par son ventre mou, le flanc sud. Et notre engagé italien est de ceux qui contribuent à chasser les troupes... italiennes et l’Afrika Korps de Libye et de Tunisie.
il faut cette fois créer en Europe ce second front tant attendu par les Russes qui portent le poids de la bataille terrestre. C’est l’Italie qui est choisie pour la reconquête. A. Bachetti retrouve sa terre natale dans des circonstances qu’il n’avait sans doute pas imaginées lorsqu’il l’a quittée! Mais pas question de s’arrêter au pays : c’est la page finale de la libération de la France qu’il faut ouvrir.
La boucle est bouclée, une grande boucle, notre ancien bûcheron retrouve la forêt de Chailluz et son métier. Seul changement : la République Française accorde en 1947 la naturalisation à l’ancien légionnaire.

 

 

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