Les Nord-Africains vus par les journaux bisontins - On travaille ferme à la construction d'un centre d'accueil

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Novembre 1952 : On travaille ferme à la construction d’un centre d’accueil

Sous ce titre Le Comtois fait état des travaux en cours. Il estime que les Algériens considèrent comme « l’entrée dans un paradis, l’occupation du baraquement de la gare de triage » et affirme
« qu’il est juste de se préoccuper du sort de ceux qui ont versé l’impôt du sang à la France ».
Des précisions sont données.
« L’hiver dernier, c’est dans des wagons à bestiaux que les Algériens se réfugiaient. Autour du feu que quelques cheminots avaient allumé, place leur était faite. Mais comme de grands enfants intimidés par la présence de blancs dont pourtant ils sont les compatriotes, les Algériens continuaient à grelotter dans l’ombre et le froid plutôt que de s’approcher du feu.
La baraque en bois fait 18 mètres de long, six de large, soit 100 m2. « Elle est assez haute pour permettre des couchettes superposées... On ne prévoit pas d’imposer un loyer. Ouvrir ce centre, c’est peut être une façon d’expurger la ville d’éléments que l’on juge à tort indésirables. Mais ce n’est pas en obligeant l’Algérien à vivre en marge de la société française qu’on lui permettra de mieux s’adapter à nos usages et de rendre les services qu’une France plus généreuse est en droit d’attendre de lui ».

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