Les Nord-Africains vus par les journaux bisontins - D'un fait divers révélateur à l’inauguration du Centre d'accueil

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1956 : D’un fait divers révélateur à l’inauguration du Centre d’accueil

Les quelques lignes suivantes publiées par Le Comtois du 13 avril 1956 sont révélatrices.
« Le cadavre d’un Nord-Africain est découvert dans une casemate de Charmont. Ce Français musulman est mort d’un violent coup donné sur le crâne. La mort remonterait à un an ».
Ainsi, un homme pouvait disparaître sans que cela suscite enquête et recherches. C’est par hasard qu’un corps non identifié  est découvert...
Enfin, le travail patient des bénévoles qui ont œuvré pour la réalisation du centre d’hébergement arrive à son terme.
Le bâtiment de l’avenue Clémenceau peut loger 250 travailleurs. Parlant au nom de l’association d’accueil l’abbé Chays déclare : « ce jour, nous l’attendions depuis 5 ans. Enfin, le scandale des casemates est terminé où rien n’y manquait : le froid, la boue, l’obscurité, la vermine ».
« Au nom de ses camarades nord-africains, M. Hamiar se fit l’interprète de la gratitude des bénéficiaires de cette réalisation ». Enfin, Jean Minjoz annonça que « dimanche prochain serait servi aux Nord-Africains de Besançon un couscous offert par la Ville ».
Le 3 septembre La République avait publié un article intitulé « Opération feu de joie au haut de Battant ». Il s’agissait de la destruction, décidée par la municipalité, du baraquement installé en haut de Battant et qui avait servi d’abri aux Nord-Africains avant l’ouverture du Centre.
Le reportage précise que « le feu fit sortir d’énormes rats », ce qui en dit long sur l’état des lieux où vivaient des dizaines d’hommes avant leur relogement.
Il est juste de rappeler que parmi ceux qui avaient œuvré pour la construction du Centre, nombreux étaient les militants qui n’entendaient pas seulement faire une bonne action, mais qui voulaient lutter contre un système d’exploitation particulièrement injuste.

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