Note historique : les Roms - Un mode de vie original

Sommaire

4) Un mode de vie original

Difficile d’éviter les clichés. Certains sont vrais, d’autres faux.
Le nomadisme : il existe encore, et il se remarque (chariots, caravanes). Mais la très grande majorité des Roms sont sédentaires.
Un rapport autre à l’argent : celui qui est gagné est vite dépensé, en fêtes, en maisons ostentatoires.
Une admirable tradition musicale : de la musique et de la danse d’Andalousie au Taraf des haïdouks de Roumanie, des violons hongrois aux guitares des Manouches (Django Rheinhardt), des fanfares balkaniques aux saetas andalouses et à Esma Redzepova, diva rom de Skopje.
Une grande plasticité religieuse : les Roms ont généralement adopté la religion dominante du pays où ils vivent. En France, ils sont catholiques, ou, de plus en plus, protestants pentecôtistes (Mouvement « Vie et Lumière »). Il n’y a pas de religion rom.
« Un principe sublimé de la famille, en particulier l’amour et la protection des enfants. Ce qui fait qu’ « un Rom n’est jamais seul ». La protection morale est garantie par le code collectif d’honneur, et toute infraction grave est sévérement condamnée par la communauté. Fondamentale est l’acceptation sans misérabilisme de conditions d’existence souvent terribles ; les enfants acquièrent l’endurance physique et morale qui fait supporter les vicissitudes de la vie. Il y a une forme de courage social qui appartient au monde tsigane. Il est souvent le fait des romni, les femmes tsiganes, et s’incarne dans les valeurs du romipen, la manière tsigane d’accepter le monde tel qu’il est et de s’en contenter ». (Henriette Asséo).

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