Note historique : les Roms - Pas d'angélisme

Sommaire

6) Pas d’angélisme !

La « political correctness » et le souci de combattre la tziganophobie ne doivent pas amener à taire des défauts et erreurs que les Roms les plus lucides et courageux dénoncent eux-mêmes.

Enumérons-les :
- une misogynie féroce caractérise la société rom en Europe de l’Est. La femme est soumise, mariée souvent entre 8 et 13 ans (« C’est la tradition ! »), accablée de maternités (grossesses non rares vers 13 ans).
-aucun souci de la formation scolaire dans la plupart des familles.
Pour les Roms, l’école représente souvent un milieu hostile (la culture de l’écrit qui leur est étrangère, les horaires fixes, l’obligation de rester concentré sur un travail…) Et puis on y enseigne les valeurs des Gadgé, qui vont à l’encontre de la tradition.
- un « illégalisme qui peut devenir brutalité », comme le dit prudemment dans « Libération » Gérard Dupuy. La surdélinquance rom est un sujet tabou. Mieux vaut l’affronter que le nier. Toute la communauté pâtit de la dérive d’une partie d’entre elle, dérive qui nourrit le racisme anti-tzigane (« ils sont sales, voleurs et menteurs , on le voit bien en Italie depuis les élections municipales de 2008
- « un double mouvement de ghettoïsation, par les autres et par nous-mêmes…Un fatalisme social…Et certaines traditions : les filles ne restent pas longtemps à l’école, parce que leurs parents les marient très tôt » (Aret Shakir, un jeune juriste turco-rom de Skopje). Il y a donc exclusion par les autres, mais aussi, partiellement, autoexclusion, refus d’intégration au monde des sédentaires.
Le film « Le Temps des Gitans », d’Emir Kusturica, traduit bien le mélange , passionnant, déroutant, (inquiétant, aux yeux de beaucoup) entre vitalité et marginalité délinquante, qui caractérise certains groupes de Roms.

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