Note historique : L'indochine ex-française - Conclusion

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Conclusion
Le XX° siècle de l’Indochine française a été tragique : invasion japonaise, guerre française, guerre américaine, durs régimes staliniens succédant au régime colonial, terrible massacre khmer rouge. La guerre française a fait plus de 70 000 morts dans les troupes françaises et alliées, et peut-être 500 000 côté vietminh et chez les civils. La guerre américaine a fait plus de 50 000 tués chez les Américains, 400 000 chez leurs alliés sud-vietnamiens, peut-être 1 million du côté du FNL et du Vietnam Nord. En 1975, la région était ravagée par les bombardements et les défoliants, parsemée de bombes anti-personnel, vidée d’une partie de ses élites.
La paix règne enfin, depuis une trentaine d’années, un essor économique est amorcé. Le Vietnam compte plus de 85 millions d’habitants. Sans devenir des démocraties, les régimes communistes sont moins lourdement répressifs. Cela permet aux Franco-vietnamiens soit de renouer avec leur pays natal, soit, pour les plus jeunes, de découvrir le pays de leurs ascendants, d’une manière moins douloureuse que ce fut longtemps le cas. Les cicatrices se referment lentement, très lentement, surtout au Cambodge..

 

Pierre Kerleroux   (juin 2009)

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  • Indochine

    Les Français ont appelé « Indochine française » trois pays qu’ils ont conquis entre 1858 et 1893 : le Laos, le Cambodge et le Vietnam.

  • Guadeloupéenne et Vietnamienne

    « Je suis métisse... Ma mère avait trahi sa patrie. » Madame Lang témoigne de son enfance extrêmement difficile au Vietnam, jusqu'à son installation en Franche-Comté.

  • M. Ly est un Hmong, réfugié politique, venu du Laos

    J'étais de nationalité laotienne, d'ethnie hmong (« Hmong » veut dire « homme libre ») avant d'arriver en France et d'obtenir la nationalité française. Je suis venu et j'ai été accepté comme réfugié politique.

  • Du Vietnam à Besançon

    Une histoire qui commence au Vietnam. Le pays des ravages politiques, économiques et humains. La terre natale de M. Dinh, originaire de Ho Chi Minh, où il vit jusqu’à ses 21 ans. En désaccord avec la réalité qui l’entoure et dans la recherche d’une vie meilleure, il fuit son pays en 1987 s’accrochant aux planches d’un bateau, tout comme environ trois millions de personnes entre 1975 et 1997, nommées « Boat-people ». Comme une feuille qui se détache de son arbre, soulevée par le vent, sans savoir où elle atterrira, il se retrouve tout d’abord en Singapour, ensuite, en Amérique :

  • Retour aux sources

    Nguyêt Anh naquit et grandit à Hanoï, en Indochine française. Mais en 1951, alors que la pression du Vietminh rend l’avenir du Tonkin incertain, ses parents l’envoient poursuivre sa scolarité à Dalat, sur les Hauts-Plateaux du Sud-Vietnam.

  • Sud est asiatique : l’accueil des réfugiés (1977)

    "Les premiers réfugiés que j’ai fait venir c’est en octobre 1977. J’avais été au camp de réfugiés Aranyaprathet, à la frontière thaïlandaise."

  • Alexis quitte Vientiane (Laos) à douze ans

    D-jai thii hû káp jâo ! « Ravi de vous rencontrer » en lao.

  • Fuir le Cambodge des Khmers rouges

    M. Kimlay est arrivé à Besançon en provenance du Cambodge en 1981. Médecin dans son pays d'origine, il se retrouve infirmier en France.