La place des « coloniaux » dans l’histoire militaire du nord-est de la France - La Grande Guerre

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La Grande Guerre
Dès les premiers engagements de la Grande Guerre, Français et Britanniques mettent à contribution leurs soldats coloniaux. Les Britanniques ont largement recruté en Inde. Du côté français, les tirailleurs sont marocains, algériens, tunisiens, sénégalais, malgaches et indonésiens ; les spahis (cavaliers) viennent d’Afrique du Nord. Beaucoup d’entre eux trouvent la mort au cours de ce conflit : près de 20 000 soldats « noirs », 25 000 Algériens et plus de 2000 Malgaches.
Une fois la guerre finie, la France occupe une partie de la Rhénanie, au titre des dommages de guerre dus par l’Allemagne. Une intense polémique naît alors car des troupes coloniales françaises sont envoyées en Allemagne comme contingent d’occupation. Or, dans toute l’Europe, les idées racistes se propagent durant les années 1920-1930. Des campagnes calomnieuses et racistes se développent, en Allemagne surtout ; Hitler, dans Mein Kampf (1924), accuse les Français d’introduire ceux qu’il appelle les « Cafres » en Europe. Les troupes coloniales françaises sont accusées de toutes sortes d’atrocités, et notamment de pervertir le « sang » allemand. La pression internationale est telle que, lorsque la France commence à se retirer de Rhénanie dans les années 1920, les premiers soldats rapatriés sont les Sénégalais et les Malgaches (l’évacuation de la Rhénanie s’achève en 1930).

 

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