La place des « coloniaux » dans l’histoire militaire du nord-est de la France - L'entre-deux-guerres

Sommaire

 

L’entre-deux-guerres
Dans l’entre-deux-guerres, nombre de coloniaux restent en métropole. Il faut en effet combler le manque de main-d’œuvre dû au grand nombre de morts durant la guerre (environ 1,3 million). La cohabitation entre métropolitains et étrangers n’est pas facile. Des enquêtes comme celle, réalisée en 1932 sous la direction de Georges Mauco, décernent des notes aux différentes communautés étrangères en fonction de leur capacité à s’intégrer. Les Belges arrivent en tête, avec 9/10, devant les Polonais (6,4), les Chinois (6,1) et les Grecs (5,2), les Maghrébins étant derniers avec 2,9. Or, G. Mauco influencera la politique française en matière d’immigration durant encore deux décennies.
À partir de 1924, des mesures de restriction à l’immigration des coloniaux sont prises, imposant notamment au candidat à l’immigration un contrat de travail, un certificat de santé et une carte d’identité avec photographie. Puis des quotas sont imposés à partir de 1932, alors que la France est touchée par la crise née en 1929 aux États-Unis. L’arrivée du Front populaire au pouvoir (1936) entraîne l’abrogation des mesures restrictives à l’entrée des Algériens en France, mais de nouvelles mesures restrictives sont presque aussitôt adoptées, ce dès la fin de 1936.

 

Partager cette page :
  • Les Soninkés

    Un peuple d’Afrique sahélienne, installé dans la haute vallée du Sénégal, et qui compte 1 à 2 millions de membres. Ils sont partagés entre le Mali (région de Kayes), le Sénégal (région de Bakel) et la Mauritanie.

  • Esclavage et colonisation

    Situation d’un homme privé de liberté, qui est devenu la possession d’un autre homme qui peut faire de lui ce qu’il veut,