Jean Carbonare et les tirailleurs africains

« On ne leur demandait pas de titre de nationalité. On leur disait : la France est votre patrie, faites la guerre. »

C’est à l’âge de 17 ans, en 1943, que Jean Carbonare est interpellé par le sort réservé aux tirailleurs africains qui viennent « achever leur itinéraire national et mourir pour la patrie » à l’hôpital Saint-Jacques de Besançon.

Lors de son dernier passage dans notre ville en 2006, ce grand témoin – figure de l’humanisme bisontin de l’après-guerre –  décrit son indignation devant les conditions de démobilisation des combattants africains puis « de leur mobilisation comme main-d’œuvre bon marché ». Il raconte comment il a organisé l’accueil de cette population qui logeait dans les remparts et créé avec l’AATEM le premier foyer d’hébergement. Il montre enfin le rôle important joué par les Bisontins et leur maire Jean Minjoz dans le dialogue franco-algérien pendant et après la guerre d’Algérie, ici et en Algérie, grâce à l’amitié qui les liait avec les Bisontins des Aurès.

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