Etudiants

Etudiant - Photo Sarah RITTER

Entre le milieu du XXe siècle et aujourd’hui, de façon très schématique, on peut globalement distinguer trois types de migrations en France, des plus anciennes aux plus récentes, si l’on s’en tient aux migrations planifiées par le législateur[1] :

- La migration de travail

Ce terme de travail est à entendre dans le sens d’un besoin important d’une main d’œuvre peu qualifiée. En France, cette dernière - arrêtée officiellement en 1974 - constitue l’immigration la plus ancienne. Dès lors, c’est la possibilité donnée au travailleur de faire venir sa famille, sous la forme du regroupement familial qui s’est mise en place et a prolongé cette migration.

- L’émigration des personnes qualifiées

Un exemple parmi d’autres : celui des médecins étrangers (algériens, libanais, etc.) qui exercent dans le secteur hospitalier public français, pour faire face à une pénurie de vocations.

- La migration pour études

Celle-ci se distingue de l’émigration précédente car elle revêt un caractère a priori temporaire, la migration prenant fin théoriquement à l’issue des études où les diplômés sont censés, par une législation de plus en plus contraignante, rentrer travailler dans leur pays d’origine.

La migration pour études concerne les étudiants qui quittent leur pays, le plus souvent après le baccalauréat (ou son équivalent) pour acquérir une formation supérieure en France, pays jugé plus attrayant pour diverses raisons[2]. Il s’agit d’un phénomène ancien par son histoire (la quête du savoir à l’extérieur de son propre pays ayant toujours existé), mais récent par son développement. Aujourd’hui, cette migration estudiantine représente le plus gros flux des arrivées en France. Ainsi, selon Le Monde[3], « En 2010, l'immigration légale en France a augmenté d'environ 10% en un an, avec 188.780 arrivants, sous l'effet notamment d'une forte hausse du nombre d'étudiants (…). Ce chiffre global comprend l'immigration familiale (81.100 personnes, 4 % de plus qu'en 2009), l'immigration professionnelle (31.500 personnes, stable), le droit d'asile (10.340, stable) et les étudiants (65.840 personnes, en augmentation de 28,5 %) ».

Cette émigration à visée universitaire sera vécue par les personnes elles-mêmes de façon plus positive qu’une émigration strictement économique, notamment parce qu’elle est guidée par des motifs d’ascension sociale et par un choix volontaire et assumé de venir poursuivre sa formation en France. Pour autant, même si ces étudiants disposent en arrivant en France d’un capital social et culturel important, ces derniers ne se retrouvent pas pour autant à l’abri des difficultés, notamment lors de leur première année vécue après coup comme une sorte de « parcours du combattant » : dépaysement, éloignement de la famille, recherche difficile d’un logement, intégration parfois difficile au sein d’une université de province (telle que celle de Besançon) où les « compatriotes » sont souvent peu nombreux, problèmes dès les années suivantes pour le renouvellement des « papiers » qui deviennent une véritable fixation.

Enfin, ces étudiants sont porteurs d’une grande ouverture d’esprit et nous invitent à dépasser notre système d’intégration « à la française » en nous montrant que l’identité peut être multiple et non « une et indivisible » comme on voudrait trop souvent nous le faire croire.


par Bruno Laffort, Sociologue de l'immigration, Université de Franche-Comté


[1] En sus de ces trois types de migrations relativement planifiées par le législateur et les États, il faut en rajouter une quatrième qui se développe depuis une vingtaine d’années, devant le durcissement des politiques migratoires : celle des « sans papiers » qui arrivent souvent par leur propre moyens. Comme souvent, l’actualité politique et médiatique s’est largement focalisée sur cette voie-là au détriment des autres moyens légaux de rentrer sur le territoire français.

[2] Ces étudiants n’obéissent pas à un motif particulier, mais sans doute à un faisceau de facteurs : précarité sociale, politique, absence d’avenir professionnel, …

[3] Le Monde du 16 avril 2011



Les cerveaux qui se perdent...

Elle vit depuis huit ans à Besançon. Cette jeune diplômée guinéenne veut rentrer en Guinée, pour développer des projets relatifs à son doctorat en Sciences du Langage. Elle a décroché son diplôme le 14 janvier 2011, à l’Université de Franche-Comté, avec une mention très honorable et les félicitations du jury.

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Comment les étudiants venus d’Afrique noire s’adaptent à la vie française

Dans le cadre de ses études à l'IRTS (Institut Régional de Travail social) de Besançon, en 3ème année de formation pour obtenir le diplôme d'Etat d'ASS (assistant de service social), Sophia El Morchid a rédigé un mémoire d'initiation à la recherche intitulé « L'appropriation par les étudiants africains venus pour études en France de leur nouvel environnement » (49 pages, juin 2016).

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Destin administratif

« J'ai eu un passeport yougoslave puis un passeport serbe puis un passeport des Nations unies et bientôt un passeport kosovar... »

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Sais-tu d'ou je viens

L'émission de radio "Sais-tu d'ou je viens" est tous les jeudis de 18h à 19h sur radio campus Besançon. L'émission donne la parole aux étudiants internationaux afin d'ouvrir une porte sur leur monde, les études, la langue, la culture, leur pays, etc....

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J’ai voulu découvrir la vraie France, celle de derrière les prospectus

Il en est des jeunes gens qui sont intarissables sur leur vie, sur la vie, sur les gens, qui débordent d'envie de faire les mondes se rapprocher et se mélanger, parce que c'est évident. Comme le sourire et dire 'bonjour'.

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Témoignage: les conditions d'études d'un étudiant guinéen dans les années 1960-1970 Contenu audio

Ousmane Bangoura nous décrit le début de ses études à la faculté de sciences à Besançon en 1964. Il était alors l'un des seuls étudiants africains.

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Témoignage d'un étudiant péruvien

Ricardo David Arbulu Guerra est venu de Lima, au Pérou, pour poursuivre ses études à Besançon. Il est enthousiaste !

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Regard d'un étudiant Centrafricain sur la France Contenu audio

La République Centrafricaine se situe au coeur du continent africain. Ancienne colonie française, indépendante depuis le premier décembre 1958, on entend très peu parler de ce pays dans les médias français.

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Etudiant algérien à Besançon (1960-63)

Mon premier contact avec Besançon a eu lieu il y a exactement cinquante ans, presque  jour pour jour, à l’aube d’un matin froid du mois d’Octobre 1960 en débarquant à la gare (Besançon Viotte)  par le train de nuit de Marseille.

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Données statistiques sur les étudiants étrangers à l'Université de Franche-Comté (2007) Contenu audio

Extrait de la conférence sur la "place de l'Université de Franche-Comté dans la formation des élites africaines" organisée l'AEGB le 28 avril 2008.

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Au Soudan, c'est moi qui aidait les autres.

«Je suis en France pour préparer mon doctorat ». «Mes premiers pas en France datent de 1999. Je suis venu à Besançon après mes études dans mon pays, je suis resté un an et j’ai obtenu mon Master 1 en Sciences du Langage».

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Témoignage d'un étudiant de Djibouti

Pour commencer, l'aéroport Charles de Gaulle est certainement deux fois plus vaste que le département où j'ai grandi.

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De l’étudiant au chercheur international

Originaire du Soudan, Monsieur Makki arrive à Besançon le 22 août 1962 pour apprendre le Français au CLA (Centre Linguistique Appliqué), grâce à une bourse du gouvernement français, dans le cadre d’accords entre les deux pays. Il a 19 ans, n’a jamais quitté sa famille, et se destine à des études de pharmacie.

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Les étudiants étrangers à Besançon en 1975 et 1982

D'après les service du CROUS, ces étudiants viennent à peu près tous de l'extérieur et n'appartiennent pas à des familles établies en France.

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1960 : M. et Mme Marmet accueillent des étudiants algériens

« Nous étions quatre quand nous sommes arrivés un soir d’octobre 1960 à Besançon. Presque en tenue d’été ! » En pleine guerre d'Algérie, quatre étudiants Maghrébins se retrouvent en Franche-Comté...

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Mon joyeux exil à Besançon

Une étudiante algérienne exprime son bonheur d'avoir pu étudier à Besançon. C'est l'occasion pour elle de parler de sa ville d'origine, Saïda.

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Il était une fois, mon arrivée à Besançon

Pour la première fois, je me retrouvais seule, sans famille ni amis, au milieu d’une foule d’étrangers pour faire face à ma vie, à mon avenir et à moi-même.

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Des premiers jours difficiles

Je viens d’un pays d’Afrique et après avoir obtenu mon Bac comme beaucoup d’autres confrères africains, j’ai eu l’honneur de venir continuer mon cursus universitaire ici à Besançon.

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Un rôle de grand frère …

Nous avons un peu un rôle de grand frère pour accueillir les nouveaux ; les inviter à passer un week-end en famille, le temps qu’ils prennent racine.

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Migrations, études et difficultés financières Contenu audio

Une étudiante guinéenne explique ce qui motive le choix des filières d'étude pour les étudiants africains.

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J'ai connu Besançon grâce à Stendhal Contenu audio

Je suis né à Chien Jin sur les côtes de l’est de la Chine à 120 km de Pékin, il y a à peu près 10 millions d’habitants dans cette ville, c’est la 4e grande ville de Chine. Son industrie dépend surtout de sa position géographique : elle est située au bord de la mer donc elle dispose d’un des plus grands ports maritimes de l’Asie, elle sert de porte d’entrée à Pékin la capitale de la République.

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Association des étudiants internationaux de Besançon Contenu audio

Erasmus Student Network Besançon
ESN Besançon, l'association des étudiants internationaux de Besançon

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