Algérie : les rapatriés à Besançon

On ne saurait oublier que les Pieds-Noirs ont aussi payé un lourd tribut à la Libération dans les rangs de la Première Armée Française.

La conscience de ce passé vite oublié a accru l’amertume de ceux que l’exode de 1962 a conduits à venir chez nous

Et ce d’autant plus que les “repliés”, comme on les appela d’abord, étaient parfois assimilés aux gros colons, alors qu’ils étaient le plus souvent petits commerçants, artisans, fonctionnaires, employés, ouvriers.

Mais on peut dire qu’à Besançon, les autorités civiles et religieuses ont fait de leur mieux pour organiser l’accueil. En particulier l’adjoint Henri Huot, qui sacrifia ses vacances pour coordonner les mesures d’urgence dans les centres d’hébergement improvisés au Kursaal, au fort Beauregard, au gymnase d’Arènes, à l’école d’Helvétie, etc...

Il fallut ensuite prendre les mesures nécessaires, sous l’impulsion du maire, Jean Minjoz, pour bâtir des logements (178 dossiers avaient été déposés aux HLM, rue du Stand, en haut de la rue de Vesoul, aux Montarmots, etc...).

Très rapidement, malgré les meurtrissures et la nostalgie, ceux qui avaient perdu leurs biens et l’espérance du retour se sont intégrés à la population bisontine.

Extrait de "les Nord-Africains à Besançon", éd Ville de Besançon juin 2007

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  • Les pieds noirs d'Algérie en quelques lignes

    On appelle pieds-noirs les Européens venus s’installer en Afrique française du nord (AFN : Maroc, Algérie,Tunisie) au temps de la colonisation, notamment les Européens d’Algérie.