"Oran, ma ville retrouvée"

Sommaire

J'ai retrouvé mon agenda de l'année 1962
Deux lignes seulement, et peu de traces d’émotion, pour le jour du départ d’Algérie,  le 11 août…

Parce qu’à 12 ans, on a du mal à trouver les mots ? Parce que, partagée entre le soulagement d’avoir échappé à la mort et la tristesse du départ, on ne sait plus ce qu’on éprouve vraiment ? Parce qu’on laisse les adultes souffrir à sa place ? Je ne sais pas.

De ce pays quitté en pleine violence, me poursuivent encore aujourd’hui des images terrifiantes. Mais d’autres, magiques, m’habitent aussi. Je n’avais jamais envisagé un retour. Je considérais l’Algérie comme un pays à jamais interdit. J’acceptais qu’elle devienne mythique.

Mais depuis la mort des deux dernières personnes de ma famille, ma mère et ma tante, le désir est venu, irrésistible, de revoir Oran, de rechercher là-bas des traces des disparus, de confronter l’Algérie dont je me souvenais à l’Algérie actuelle.

agenda

 

 

Partager cette page :
  • Les pieds noirs d'Algérie en quelques lignes

    On appelle pieds-noirs les Européens venus s’installer en Afrique française du nord (AFN : Maroc, Algérie,Tunisie) au temps de la colonisation, notamment les Européens d’Algérie.