Note historique: Les pieds noirs d'Algérie - La catastrophe pied-noir (1954-1962)

Sommaire

4) La catastrophe pied-noir (1954-1962)

 

La quiétude des pieds-noirs, après l’alerte du soulèvement de Sétif|Le 8 mai 1945, une manifestation nationaliste algérienne a lieu à Sétif. Des heurts l′accompagnent. Quelques Algériens sont tués. En réponse, une centaine d′Européens sont massacrés dans la ville et les alentours. Dans les semaines qui suivent, une répression féroce par l′armée française fera autour de 10 000 victimes algériennes musulmanes le 8 mai 1945 , ne fut pas tout de suite entamée par les débuts , modestes de l’insurrection du FLN le 1er novembre 1954. Il fallut les massacres de Philippeville en août 1955 (une centaine d’Européens massacrés par des groupes de Musulmans lancés contre eux par le FLN) et la vague de terrorisme à Alger en 1957 pour plonger les pieds-noirs dans la peur et le doute. Ils n’en furent que plus reconnaissants aux paras des colonels Massu et Bigeard d’avoir réussi à briser (au prix de tortures systématiques) l’appareil terroriste du FLN dans la capitale algérienne.

  • De Gaulle revenu au pouvoir en mai-juin 1958 grâce aux manifestations des pieds-noirs parut leur promettre d’abord de garder l’Algérie française. Il y eut dans ces mois de 1958 en Algérie un vrai espoir de fraternisation entre pieds-noirs et Musulmans. Mais trop d’occasions avaient été ratées auparavant  et le vent de la décolonisation soufflait trop fort sur l’Afrique et l’Asie, et à l’Onu.
  • De Gaulle infléchit peu à peu son discours dans le sens d’une acceptation des négociations avec le FLN et de l’acceptation de l’indépendance algérienne.
  • Stupéfaits, indignés, les pieds-noirs soutinrent ardemment les militaires français hostiles à l’infléchissement gaullien (putsch raté  d’avril 1961, puis action de l’OAS, Organisation Armée secrète,  qui visait à garder l’Algérie française, par l’affrontement avec le FLN et même avec l’armée française, et par l’assassinat de de Gaulle).
  • 1962 fut une année de folie et de malheur : entre mars (accords d’Evian le 18, cessez-le-feu le 19  entre armée du FLN et armée française) et juillet (proclamation de l’indépendance algérienne le 5) régna le chaos. Des centaines de pieds-noirs furent enlevés et assassinés par des groupes de Musulmans  (notamment à Oran le 5 juillet), des dizaines de musulmans et de Français libéraux furent tués par l’OAS.

Et nous ne parlons pas ici des harkis.

  • Dans cette ambiance d’apocalypse et de haine, totalement désespérés, des centaines de milliers de pieds -noirs décidèrent brutalement de quitter leur terre natale : la valise plutôt que le cercueil. Entre mai et août, on compte plus de 670 000 départs, sur des bateaux surchargés, ou par avion. La plupart laissaient  derrière eux tous leurs biens matériels.

 

 

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  • Les pieds noirs d'Algérie en quelques lignes

    On appelle pieds-noirs les Européens venus s’installer en Afrique française du nord (AFN : Maroc, Algérie,Tunisie) au temps de la colonisation, notamment les Européens d’Algérie.