Cambodge : les camps de Thaïlande

J’ai visité les mouroirs de sœur Teresa à Calcutta. Mais c’est un paradis les mouroirs de sœur Teresa par rapport aux camps de réfugiés !

Je suis allé vingt-cinq fois dans les différents camps de réfugiés en Thaïlande.

 

Fuite du Cambodge


Enfants dans le camp de Nusig SikhiutIls étaient gardés militairement et puis pour y entrer, attention, j’étais obligé de montrer patte blanche. Il fallait que j’aille au ministère de la Guerre pour obtenir un « passe ». Parce que j’appartenais à des associations, ils me donnaient l’autorisation. Il fallait que j’aille à la Task Force, c’est-à-dire une armée que les Thaïlandais avait créée de toutes pièces pour surveiller la frontière et garder les réfugiés…garder militairement, derrière des barbelés. Certains entraient dans ces camps au péril de leur vie. Il y en a un certain nombre qui se sont fait tuer par l’armée thaï. Il m’arrivait de porter une lettre, un paquet, ou de l’argent de la part des familles en France. Mais je n’avais pas le droit. Comme j’étais habillé léger, c’était difficile. Alors je scotchais les enveloppes autour de mes jambes, autour de mon ventre, etc. Je faisais des listes. Voilà, tenez par exemple [le père Gilles sort un petit carnet vierge ou des lignes et colonnes sont tracées à la main avec application] un modèle de listes. Je mettais le nom de la famille de France, le camp, le nom et puis ensuite, la somme d’argent.

 

liste lors des visite des camps

 

Qu’est-ce qu’on peut faire dans un camp avec de l’argent ?

Riz distribué par l'UNICEFPère Gilles : Ah, mais tout ! Surtout pour payer les passeurs qui les avaient conduits du Cambodge dans le camp. C’était la famille de France qui me donnait l’argent pour que la famille là-bas puisse payer le passeur. Et puis aussi pour se payer des suppléments de nourriture. Ils étaient nourris mais de manière assez sommaire. Cela améliorait leur condition.

En 1979, il existait en Thaïlande deux sortes de camps qui accueillaient les réfugiés cambodgiens :

  • les anciens camps (Aranyaprathet) pour ceux qui avaient fui le régime Khmer rouge d’avril 75 à 1978;
  • les nouveaux camps créés par l’ONU en juin 79 (Sakéo) et en septembre 79 (Khao i Dang) pour ceux qui fuyaient l’armée vietnamienne et la famine.
    Vue générale du camp d'Aranyaprathet

 

Carte des camps en Thailande
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    Busrha, originaire de Bagdad, capitale de l’Irak, est arrivée en France le 29 juillet 2008. A Paris, elle trouve la ville trop grande, avec trop de monde. Au bout de 5 mois, le CAUDA l’envoie au CPH de la rue Chaffanjon à Besançon, où elle arrive avec son mari et ses 3 enfants, le 20 janvier 2009.

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    Monsieur le Préfet,
    J’ai l’honneur d’en appeler à votre bonté, comme peut-être à votre justice en faveur d’un malheureux réfugié italien.

  • L'AFCAR

    L'association Franc-comtoise d'assistance aux réfugiés, l'AFCAR. «L'AFCAR» s'est créée dans les années 1980, à Besançon .

  • Les réfugiés et le père Gilles : une longue histoire

    Le père Gilles est un personnage incontournable de l'histoire de l'accueil des migrants à Besançon. Il a consacré une très grande partie de sa vie et de son énergie aux réfugiés du Sud-Est asiatique.