En 1952, M. Lazhari Khaoua quitte l'Algérie et arrive à Besançon - De nouveau Besançon

Sommaire

De nouveau Besançon

Entre-temps, sur l’insistance de ses parents et de son oncle, L. Khaoua épouse une de ses cousines. En 1966, L. Khaoua revient seul à Besançon. Il trouve un emploi de chauffeur-livreur de charbon « Chez Medigue », rue de Vesoul.

Puis je suis revenu en France, et j’ai travaillé chez Medigue. C’est lui qui m’a trouvé un appartement à Fontaine-Écu. En 1968, j’ai ramené ma famille et je suis resté jusqu’à présent. En 1974, j’ai quitté Medigue et le charbon, et j’ai travaillé comme magasinier à côté de la rue Fontaine-Écu jusqu’à la retraite en 1987.
En Algérie, j’ai construit deux maisons. On a mis des sous de côté et après la guerre, qui a duré longtemps, nous avons eu des gosses ici, à Besançon. Ils ont été élevés ici, et ils ne veulent pas rentrer. Ils sont tous Français, alors que moi j’ai gardé la nationalité algérienne. J’ai eu quatorze enfants, et je voulais rentrer en Algérie, moi, j’ai une belle maison… Mais ma femme ne voulait pas rentrer. J’ai deux femmes, et elles ne veulent pas rentrer. Je disais « si vous voulez, on y va et on revient ici ». Mais qu’est-ce qu’il nous reste à vivre ? On ne peut pas rentrer là-bas et laisser les gosses ici. Tous les enfants ont de bons boulots et ils travaillent.

Partager cette page :
  • 1952, création de l'AATEM, Henri Huot

    Demander à la municipalité de se préoccuper de leur sort n’était pas populaire : les conditions de vie lamentables de ces immigrés ne dérangeaient pas grand monde...

  • 1952 : création de l'AATEM. Jean Carbonare

    Chaque jour, il croise des travailleurs d’origine algérienne. Il apprend qu'ils logent comme des rats, dans les casemates des anciennes fortifications de la ville

  • Les casemates (1945-1956)

    Les premiers algériens venus travailler à Besançon après la guerre de 1945 ont logé dans ces fortifications rue d'Arène jusqu'à ce que la Municipalité les fasse murer en 1956 après la construction du foyer d'hébergement de la rue Clémenceau.

  • L’abbé Chays : un trait lumineux dans l’histoire sociale de Besançon

    « Je pensais à bon droit et à juste titre que le droit à la vie passait avant le droit à la propriété et que le droit de propriété devait se mettre au service du droit à la vie »,

  • Ouvriers nord-africains en 1950

    Les journaux régionaux sont quasiment muets sur les conditions de travail des ouvriers Nord-Africains. Voici une exception.

  • Les Founottes, cité de l'Escale

    Certaines familles algériennes s’étaient regroupées sur un terrain vague et isolé, à l’extérieur de la ville au lieu-dit “les Founottes”.

  • Les immigrés et la crise du logement 1950

    "Les 65 travailleurs nord-africains, sont logés gratuitement par l’entreprise dans les conditions suivantes : 49 Nord-africains dans 11 petites baraques en bois désaffectées, 16 Nord-africains dans 2 fourgons de la S.N.C.F. stationnés sur une voie de la gare de triage"