Jardins familiaux

L’association Les Jardins familiaux existe à Besançon depuis 1896. C’est l’abbé Jules Lémire, député du Nord, qui est à l’origine de ce concept, rappelle Ludovic Ellena, permanent aux Jardins familiaux.

Les ouvriers pouvaient dès lors cultiver leur lopin de terre.

 

A Besançon, Les Jardins familiaux comptent aujourd’hui 350 adhérents qui louent une parcelle à l’année. Environ 10 hectares sont réservés à cet usage à travers 14 sites situés dans les différents quartiers : Rosemont, Planoise, La Vaite, Port Douvot, La Gare d’Eau… Un nouveau site va bientôt être créé sur Palente.

"Tellement bien ici"

jardins familiauxIl est né loin, très loin du quartier, il n’y habite pas, et pourtant Mohamed Babana peut être considéré comme un vrai “Rosemontois”. Cela fait 26 ans, en effet, que ce retraité d’origine marocaine, domicilié à Planoise depuis 1969, cultive la même parcelle des jardins familiaux de Rosemont-Vignerons.

Un espace de 250 m2 qu’il fréquente quotidiennement et dont il connaît chaque motte de terre pour les avoir tant et tant retournées. Petits pois, carottes, poireaux, navets, choux, oignons, courgettes, pommes de terre… : autant de légumes utilisés régulièrement par madame pour son délicieux couscous maison. « Elle m’accompagne parfois mais, en général, je viens seul », précise l’ancien maçon. « C’est un passe-temps agréable et puis j’apprécie de consommer mes propres produits cultivés naturellement. »

Parfaitement intégré dans la petite communauté (56 parcelles au total) tranquille des “Vignerons”, authentique mosaïque de nationalités (turque, espagnole, algérienne, bosniaque, marocaine, portugaise…) et de situations (retraité, profession libérale, demandeur d’emploi, ouvrier…), composée avec une volonté affichée de mixité sociale par la commission Attribution de l’association des Jardins familiaux, Mohamed Babana a suivi attentivement la restructuration du site. « Des allées redessinées et goudronnées, des composteurs, des réservoirs de récupération d’eau et une petite cabane en bois pour chacun, c’est le rêve. Rien à voir avec la période où il fallait apporter ses outils et surtout repartir avec, de peur de les voir disparaître dans la nuit. »

Et le plus ancien locataire des lieux de lâcher dans un sourire : « Je suis tellement bien ici que, même si la cotisation (75 euros en 2007) augmente un peu, je serai encore là l’année prochaine. »

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