Je suis sur un pont cassé …

Sommaire

«  Nos traces au pays s’effacent par la longue absence. Je suis sur un pont cassé. J’ai quitté une rive sans pouvoir joindre l’autre bout, car ici je ne suis pas reconnue. Ceux qui sont restés croient que je suis arrivée … »

 

…Madame Harris découvre Besançon en juillet 2002, munie d’une bourse de la France, pour un stage de 2 mois au CLA. A Monrovia, au Libéria , pays anglophone, elle enseigne le français langue étrangère, langue qu’elle a apprise en Guinée où son père avait rejoint l’armée française et combattu en Indochine. Le Libéria connaît depuis 1989 une guerre civile qui a fait de nombreuses victimes, au nombre desquelles son mari, assassiné en 1992.

Pauline Harris

Au bout de 2 semaines de stage, un appel de sa sœur l’avertit que sa maison a été brûlée en pleine nuit, 2 de ses frères tués, ses enfants dispersés. Elle l’enjoint de rester en France, sa vie est en danger, elle veillera avec sa mère sur ses 6 enfants.
Pauline demande donc l’asile politique, et à l’issue de son stage, elle est hébergée dans un centre d’accueil, percevant 90 € par mois. « Je gardais 10 € pour moi comme argent de poche, j’envoyais le reste au pays ».

Partager cette page :
  • Droit d’asile

    Le droit d’asile est l’un des plus anciens droits de l’homme. Dès l’Antiquité, certains temples, en Grèce et à Rome, étaient inviolables, et des personnes pourchassées par des ennemis pouvaient s’y réfugier.