Une certaine idée de la France

Sommaire

« Quand j’étais enfant, dans mon village au Congo, j’ai su que plusieurs de mes grands-oncles avaient fait la guerre en France, la grande, celle de 14-18, puis celle de 40 et d’Indochine.

L’un d’eux était revenu amputé d’une jambe au cours de l’une de ces campagnes militaires. Le 14 juillet, même après l’indépendance, on hissait le drapeau français et celui du pays. Ils arboraient toutes leurs décorations. C’est à ces braves combattants de la liberté que je dois une certaine idée de la France. 
Malgré ce don précieux fait à la France, dans les pires moments de son histoire, nous demeurons les enfants du désamour. Nous sommes les enfants de ce viol que l’on appelle complaisamment colonisation. Ce n’est pas parce-que nous sommes nés d’un viol qu’on doit être mal-aimés. 
La France a mal à son triptyque : Liberté, Égalité, Fraternité. L’égalité est un vœu pieux et nous avons mal à la fraternité. »

 

Constitution à la main, Jean-Michel m’explique que l’article 6, garantissant l’égalité pour la formation et pour l’emploi n’est pas appliqué, et que l’on n’est pas prêt à mettre des noirs à certains postes, surtout dans la fonction publique.

Partager cette page :
  • Un africain blanc à Besançon

    Non, Ian Turner n’est pas albinos, il est issu d’Afrique du Sud, là où 10% de la population est blanche, et il fait partie de la minorité anglophone, (1/3 des blancs), et non pas afrikaner.

  • Un rôle de grand frère …

    Nous avons un peu un rôle de grand frère pour accueillir les nouveaux ; les inviter à passer un week-end en famille, le temps qu’ils prennent racine.

  • Oui, la vie associative m'a beaucoup aidée

    Je suis Congolaise. Quand je suis venue en France en 2000 le pays s‘appelait encore le Zaïre. Le pays a changé de nom lors du changement de régime en 1997, il est redevenu Congo.

  • Chantal a fui le Congo Démocratique il y a 12 ans

    Chantal habite en France depuis douze ans, et à Besançon depuis dix ans. Il y a quarante-cinq ans, elle voyait le jour à Kinshasa, dans la République du Zaïre, devenu le Congo Démocratique.

  • « Mon arrivée en France ? un calvaire ! »

    La situation de guerre dans son pays d’origine, le Congo, a fait qu’elle a dû quitter l’Afrique avec sa fille, en laissant tout. En 2000, L … a demandé l’asile politique en France.

  • Migrations, études et difficultés financières

    Une étudiante guinéenne explique ce qui motive le choix des filières d'étude pour les étudiants africains.

  • Pour mon village

    0n est arrivé là-bas le soir. On s’est perdus parce qu’on était vraiment dans la brousse. Et dans la brousse, il n’y a pas de route.