« A Besançon, je suis partout, je suis intégré partout, j’ai déjà participé à beaucoup de choses ! »

Arrivé d’un pays d’Afrique centrale il y a un an, X … a rejoint son père installé à Besançon depuis plusieurs années. Celui-ci avait dû fuir son pays, étant persécuté après un changement de régime.

La présence de son père lui a facilité les choses pour toutes les démarches administratives, cela n’a pas été trop difficile.

Le français n’est pas sa langue maternelle, mais il le pratiquait à l’école. Néanmoins, il ressent le besoin de suivre des cours, car, dit-il : « dans les groupes où je suis allé, certaines personnes riaient de moi parce que je ne m’exprimais pas bien du tout. »

Pour rencontrer d’autres personnes, il a rejoint une chorale.
Pas question de rester sans rien faire ! Sur Internet il a tapé : bénévolat Besançon, et le voilà bénévole à la banque alimentaire et à Emmaüs. Il est aussi intégré dans un groupe d’insertion : « A tire d’aile » avec la maison de quartier de Planoise qui participe à de nombreuses animations et de chantiers sur la ville.
Avec la maison des seniors, il a rendu visite à des personnes âgées : « au début, certaines ont eu peur de moi, heureusement que j’étais accompagné ! La culture est différente ici, les personnes âgées sont souvent seules, ça m’a choqué. Chez nous elles restent dans la maison de famille avec leurs enfants. Ici, il n’y a même pas une chambre pour elles à la maison. »

X … connaît bien tous les réseaux des maisons de quartier, des avantages pour les jeunes. Il participe à beaucoup de manifestations culturelles.
« A Besançon, je suis partout, je suis intégré partout, j’ai déjà participé à beaucoup de choses ! »

La mission locale, l’association AGIR l’ont bien aidé.
« A la mission locale on prend le temps de nous écouter. »
X … est demandeur d’asile, il attend la régularisation de ses papiers, et espère avoir ainsi l’autorisation de travailler.
« Quand j’aurai l’autorisation de travailler, je m’intégrerai de plus en plus. »

Il veut maîtriser encore mieux et au plus vite le français, qu’il parle déjà très bien, et espère pouvoir suivre une formation afin de trouver du travail. Il se verrait bien préparateur de commandes pour les grands magasins, peintre en bâtiment, ou alors cariste.

Partager cette page :