Manuel Wandji, musicien et producteur

“Manuel Wandji, de Big Apple à la belle endormie”. C’est dans son studio de production à Besançon, que Manuel Wandji aussi connu sous le pseudo de Wambo nous a accueilli.

Manuel WandjiUn artiste à part dans le paysage culturel bisontin et bien au-delà…
D’un père camerounais et d’une mère française, il est né et a grandi à Nancy. Mais c’est au Cameroun, à l’âge de 8 ans, qu’il vit la musique, les percussions. Arrivé à Besançon pour suivre des études de micromécanique, son envie est autre : que son existence vibre toujours aux sons des rythmes des musiques du monde. Rapidement, la musique s’imposera, comme une évidence. Depuis, de nombreuses terres l’ont accueilli partout dans le monde pour entendre sa musique métisse. Il participe à de nombreux festivals, de New- ork à Yaoundé en passant par Mexico en tant que musicien ou producteur.
Digne représentant de la world music, véritable polysons de la musique de renommée internationale, il est néanmoins invisible dans la plupart des rayons de disques français. La faute semble t-il à un style musical trop bigarré. Cet artiste inclassable est donc déclassé... Manuel Wandji, c’est sûr mériterait plus de visibilité en France et ici à Besançon. Alors qu’ailleurs, au Cameroun par exemple, il est producteur et musicien, à succès. Cet artiste créatif doté d’une large palette de couleurs musicales ne souhaite qu’une chose, faire partager son message d’un monde fait de diversité culturelle.

 

Extraits d'un reportage réalisé par Aurélien Bertini (novembre 2008):

Manuel Wandji était à New York au moment de l’élection de Barack Obama.  Il a observé la montée «d’un homme incroyable» et revient sur ce moment historique.  New York, une ville qu’il connaît bien pour l’avoir fréquenté en tant que musicien et producteur sous les ères Clinton et Bush. Il évoque en parallèle la place de l’artiste sous ces différentes administrations.

Wambo est né à Nancy d’un père camerounais et d’une mère française. En découle une manière franco-camerounaise d’aborder le monde mais surtout de le voir : un monde multiculturel et non monoculturel. Entre le métis qui a du mal à trouver sa place dans cette société très jeune et cet homme qui aujourd’hui est bien dans ses baskets et sa musique il y a eu... la musique découverte au Cameroun.

Une culture où la musique est au premier plan : l’Afrique. Un orchestre scolaire camerounais l’emmènera à la découverte de la batterie.  Après un retour en France et des études de micromécanique, il se lance définitivement dans la musique. Ses collaborations en tant que percussionniste seront multiples : Ben Harper, Tom Jones, Manu Dibango... Quelles que soient ses rencontres, ce musicien pluriel tente toujours de faire passer son message d’une société faite de diversité culturelle.

Les textes, le chant, l’univers musical de wambo et son prophète...issu du métissage, Manuel Wandji le lui rend bien. Pour notre plus grand plaisir, il millite pour le brassage culturel, des musiques, des instruments. Mais son oeuvre n’est pas toujours lisible pour les occidentaux sclérosés car inclassable.

Né franco-camerounais, Wambo ne fait pas de kora avec plumes et boubous, il mélange les genres musicaux en trouvant sa source dans les percussions. Au risque d’être marginalisé par les programmateurs car il est hors stéréotypes musicaux. il nous livre son ressenti

Manuel WandjiLe site de Manuel Wandji : wambo productions

Quelques vidéos de Manuel Wandji:
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