Femmes

Femmes - photo Sarah RITTER

Pour les statistiques officielles, les femmes représentent plus de la moitié des populations immigrées. Pendant longtemps, elles ne furent perçues que comme des rejoignantes d’un mari ou d’un père.

Rejoignantes, elles furent longtemps reléguées au troisième rang après le chef de famille et les enfants.
Rejoignantes, elles furent longtemps des minorités invisibles et muettes et, pour beaucoup, peu actrices de leur vie.
Mode de vie ancestral oblige ?
Sauvegarde d’une identité cristallisée, sacralisée, au risque de rater le coche alors qu’au pays natal les femmes se battent inlassablement pour faire bouger les choses ? et elles bougent !
Machisme inspiré par la peur de perdre son pouvoir domestique ?

Les problèmes sont certainement exacerbés par une « ghettoïsation » des populations immigrées dont le mode de vie gênerait les habitants des « quartiers » :  les femmes sont contraintes de vivre en quelque sorte sous l’œil vigilant de tous, ceci d’autant plus que souvent la parentèle au sens large du terme, habite le même quartier, voire la même rue.

Le malaise est certainement plus grand quand on sait que les facilités technologiques permettent de relayer nouvelles et ragots jusqu’au village natal.

La vie n'est pas simple quand les gens ne peuvent pas réellement s’épanouir, quand ils ne se sentent pas sécurisés et quand plusieurs épées de Damoclès sont brandies au dessus de leurs têtes (et plus particulièrement les têtes des femmes).

Ainsi, rejoignantes d’un mari, leur  situation reste encore souvent précarisée par l’Administration française qui peut leur opposer un refus du renouvellement de la carte de séjour si une rupture de la vie commune intervient dans les trois ans suivant sa délivrance [1].

Que dire quand le cercle familial et celui plus large de la République font endosser avec violence l’habit d’immigrée [2] et donc d’étrangère ad vitam aeternam aux femmes (et aux hommes) venus d’ailleurs ?

Que dire des ambivalences du statut personnel induites par les conventions bilatérales et internationales ? Malheureusement, les femmes n’en sont informées que lorsqu’elles vivent  des situations de crises !

Si cette rubrique leur est dédiée, c’est justement pour qu’elles puissent être convenablement informées et pour qu’elles ne soient pas les éternelles muettes alors que nombre d’entre elles s’investissent au quotidien pour participer activement à la vie de la Cité.

Leur dédier cette rubrique c’est tout simplement leur rendre la parole

Farida Touati, créatrice et animatrice du blog Miroirs de femmes

[1] Deux exceptions : rupture pour cause de violences conjugales ; enfant né du couple.

[2] Définition de l’INSEE : Un immigré est une personne étrangère née à l’Étranger et entrée en France en cette qualité en vue de s’établir  sur le territoire français d’une façon durable. Un immigré peut avoir la nationalité française.



Je suis née à Madagascar ...

Je suis née à Madagascar en 1935.
Ma mère venait de La Réunion, mon père de l'Ile Maurice.

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En Algérie, les femmes ont évolué. Ici nous vivons comme en 1962

Les femmes qui ont quitté l’Algérie après la guerre vivent encore avec les souvenirs de 1962.

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La situation de guerre dans son pays d’origine, le Congo, a fait qu’elle a dû quitter l’Afrique avec sa fille, en laissant tout. En 2000, L … a demandé l’asile politique en France.

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Bita, Iranienne, depuis 34 ans à Besançon

Je suis Iranienne. Je suis née à Téhéran le 1er novembre 1953.
On était 2 soeurs. Je viens d'une famille assez aisée. Mon père était cadre, conseiller de 5 ministres du shah.

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J’avais de plus en plus l’impression que j’étais son esclave

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J’ai vu des yeux pleins de haine …

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Histoire de Hidalgo Tejero Consuelo

Et un jour, una mujer...
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Valérie Hincelin, citoyenne sans frontière

Au-delà de l’intégration,
Au-delà des communautés,
Valérie Hincelin, citoyenne sans frontière.

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Elizabeta et Jacques, un mariage Franco-Macédonien Contenu vidéo

Elizabeta est venue de Macédoine poursuivre ses études à l'université de Besançon. Elle y a rencontré Jacques, un Franc-Comtois. Ce couple mixe avec bonheur les deux cultures

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Nous sommes en France, donc il faut épouser la France

Fatima tenait absolument à témoigner de son parcours de vie. De son petit village du nord algérien à sa vie en France. Elle voulait absolument témoigner.

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Taisez-vous ! Skut !

Non, les coups dans la porte, les cris, ce n’était pas dans un cauchemar. Elle entendait maintenant, bien réelles, de grosses voix étrangères, menaçant dans le couloir.

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Marie-France, Camerounaise, est arrivée début 2009 à Besançon, suite à une séparation difficile d’avec le père de son dernier enfant, devenu violent.

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« Présidente d’une tontine pendant 7 ans… »

Zem était secrétaire dans un ministère à Yaoundé, au Cameroun. Elle épouse un franc-comtois là-bas, et le couple s’établit en 2005 à Besançon, avec 2 de ses enfants que son mari a reconnu. Mais des problèmes liés à l’alcoolisme apparaissent chez lui, la violence conjugale s’installe et pousse Zem à partir.

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La petite fille et les princes charmants

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Oui, la vie associative m'a beaucoup aidée

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Je crois que je me sens de plus en plus Bisontine

Je crois que je me sens de plus en plus Bisontine.
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Déracinée à l'age de 9 ans : chez nous, c'est l'homme qui décide

Curieux destin que le mien. Je suis née en France. Mon enfance était celle de toutes les petites filles. Puis un jour de mes neuf ans sans que je n’y comprenne rien -mes soeurs non plus d’ailleurs-, on a pris le train et le bateau.

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Femmes de Centrafrique, Ames vaillantes au coeur brisé (livre)

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Je m'appelle Maria Lourdes Hernández. Je suis arrivée en France le jour de mes 19 ans, le 11 février 1965, en tant que touriste.

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