Rayane vient du Liban

Rayane est arrivée à Besançon il y a 6 mois, elle a 19 ans, et habitait jusque là au Liban.

« Mon mari est arrivé à Besançon avec ses parents quand il avait 1 an, il y a 24 ans. A 22 ans il est revenu au Liban, nous nous sommes rencontrés, nos mères étaient amies, et comme il a fait un stage à Chypre, on s’est mieux connu grâce à Internet et à skype. On s’est marié à Beyrouth, puis on est parti vivre à Besançon où sont toujours mes beaux-parents, et avec qui je m’entends très bien. »

« Au Liban je parlais arabe et anglais, la langue de mes études. Le français était la 3° langue. Avant de venir, j’ai pris des cours pendant 2 mois à L’ambassade de France. »

« J’ai passé mon bac, et je voulais faire la fac d’anglais, mais je dois préparer un test en français pour pouvoir aller à l’université à la rentrée prochaine. Je suis donc 2 cours, un à Planoise et à la FRATE, 25 heures par semaine. Ces cours sont pour moi l’occasion de rencontrer des personnes de différentes cultures. J’aime beaucoup rencontrer des personnes d’autres pays. A la FRATE, je me suis faite des amis, car il y a des personnes de mon âge. »

« Pour moi, l’arrivée à Besançon a été facile, parce que mon mari s’est occupé de toutes les démarches. Je n’ai pas eu besoin de chercher les informations. On en trouve beaucoup dans les maisons de quartier, et si je n’ai rien à faire, je vais à la médiathèque au centre ville pour lire. Besançon est une belle ville, calme, avec une belle nature, les gens sont gentils. »

« J’ai une carte de séjour d’un an, que je dois renouveler chaque année pendant 4 ans, après je peux demander la nationalité. »

« Depuis 3 mois je travaille 1 h par semaine pour enseigner l’arabe aux enfants d’une famille dont le père est français et la mère turque, d’une région proche de la Syrie où l’on parle arabe. C’est une école privée : Formalingua, rue des flûtes agasses. Un ami de mon mari donne des cours là-bas, la directrice lui a dit qu’elle recherchait des professeurs d’arabe. C’est comme ça que j’ai eu un contrat d’un an. »

« J’apprends la cuisine française avec ma belle-mère et avec Internet, je peux tout trouver comme ça.. Je ne connais pas beaucoup de libanais à Besançon, et être loin de ma famille c’est un peu dur, le climat aussi, mais ça va, j’espère entrer bientôt à la fac, je voudrais être professeur d’anglais. »

Partager cette page :
  • Eveil aux langues à l'école Champagne

    Les élèves nouvellement arrivés en France (ENAF) considèrent qu'ils « parlent » le français lorsqu'on leur pose la question de savoir quelle langue ils parlent. Nous dirions plutôt qu'ils sont en train de l'apprendre, mais peu importe : ils sont en train de comprendre qu'ils sont bilingues voire plurilingues, et que cela est un atout.

  • Bribes d'alphabétisation

    Bénévole dans une MJC, je donne des cours d’alphabétisation dans un groupe composé presque exclusivement de femmes. (seule l’une d’elles vient accompagnée de son mari).

  • Le Printemps des Poètes au collège J. Brel de Vesoul

    Utiliser la politique bien établie d’ouverture et d’accueil propre à l’établissement pour sensibiliser la population éducative et scolaire à l’éveil aux langues.

  • L'AFCAR

    L'association Franc-comtoise d'assistance aux réfugiés, l'AFCAR. «L'AFCAR» s'est créée dans les années 1980, à Besançon .

  • Femmes juives d’Algérie : émancipation et transmission

    La question de la transmission culturelle concernant les femmes juives d’Algérie a surtout délivré un savoir sur la musique et les rites de la vie religieuse de la communauté, les coutumes culinaires et les divertissements mais cette transmission fait aussi apparaître des liens cachés dans une tension mémorielle entre joie et douleur.

  • Arts culinaires

    La cuisine devient un moyen de s'ouvrir à d'autres cultures et devient un moyen d'échange.

  • L’Orient à l’Occident tressé

    Les propos qui vont suivre ne prétendent pas avoir “valeur universelle”. Cependant,  s’ils sont l’expression d’un parcours personnel, ils renvoient aussi à une génération.