« Oran, ma ville retrouvée » - Centre de torture

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Centre de torture

 

centre de torture

Un écriteau sur le mur : « Maison de la presse ». Aucune activité à l'intérieur, aucune trace de presse. Un passant s'arrête pour nous dire que l'armée française avait installé là un centre de torture. C'est ce que précisent sans doute ces quelques mots en arabe sur un autre écriteau.

Enfant, j’ai participé aux concerts de cris « Algérie française », « OAS vaincra » ; j’ai écrit ces trois lettres sur les tables de classe. Je ne pourrais pas dater précisément ma prise de conscience de ce qu’avait été véritablement cette guerre. Peu à peu, il est devenu évident que, malgré les violences subies, et les difficultés de l’exil, le véritable drame était celui des Algériens, colonisés, et réprimés avec la plus grande sauvagerie dans leur combat pour l’indépendance.

Très vite nous n’avons plus pu évoquer l’Algérie avec nos parents : leur nostalgie se transformait en rengaine sur ce pays qui nous avait été arraché injustement. Défendre le point de vue des Algériens était interprété comme une volonté d’effacer ce qui nous était arrivé.

Immobile sur le trottoir, j’ai mal. Pour ma mère, victime d’une violence intolérable. Pour les Algériens torturés, massacrés, niés.

 

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  • Les pieds noirs d'Algérie en quelques lignes

    On appelle pieds-noirs les Européens venus s’installer en Afrique française du nord (AFN : Maroc, Algérie,Tunisie) au temps de la colonisation, notamment les Européens d’Algérie.