« Oran, ma ville retrouvée » - Rencontres

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A gauche, Mohammed. Au mur, sa photo, quand il combattait dans les rangs du FLN. Arrêté, torturé par l'armée française. Ongles des pieds et des mains arrachés à la pince. Gégène. Balle dans la jambe. Condamné à mort, il a pu s'enfuir. Il nous propose de nous installer chez lui: " Hôtel gratuit". Il me prend les mains et les serre dans les siennes. "Vous êtes ici chez vous".

A droite, Mohammed, son petit-fils. A l'aéroport, où il a tenu à nous accompagner, il se tord les main sur la poitrine : il a le coeur serré de nous voir partir. Il organisera nos prochaines vacances en Algérie. Nous nous installerons chez lui. Nous irons à la plage avec lui manger des steaks grillés, sur le sable. Il balbutie d'autres promesses pendant que nous le quittons. Nous ne le connaissons que depuis quleques jours. A l'aéroport de Lyon, assise à côté de nous, une Algérienne attendait un ami d'Oran. Inquiète de nous voir partir dans une ville où nous ne connaissions personne, elle nous avait donné le numéro de téléphone de son mari, encore à Oran. Il ne fallait pas hésiter à appeler, si nous avions besoin de quelque chose. Le lendemain de notre arrivée, Mohammed s'est présenté à notre hôtel. Sa femme lui avait communiqué le nom. Il est passé régulièrement pour s'assurer que nous allions bien. S'est proposé comme guide, comme chauffeur. Nous a invitées dans sa famille. M'a aidée à retrouver certains lieux. Sans jamais rien accepter en retour. Nous étions ses soeurs.

 

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  • Les pieds noirs d'Algérie en quelques lignes

    On appelle pieds-noirs les Européens venus s’installer en Afrique française du nord (AFN : Maroc, Algérie,Tunisie) au temps de la colonisation, notamment les Européens d’Algérie.