Ilze de Lettonie (1948) - Besançon et un souvenir

Sommaire

-Besançon et un souvenir :
« Quand j'ai eu treize ans, il a fallu m'envoyer étudier à Besançon. Je suis entrée au collège Lumière, en 5ème technologique. » A propos de collège, Ilze m'a envoyé un email, après notre entretien où elle a écrit :
« Il me revient un fait qui date de mes années de collège en France. On avait un poème à appendre, je le savais parfaitement car je l'aimais beaucoup mais la prof de français m'a enlevé des points parce que j'avais un accent, j'ai trouvé ça injuste. »
« J'étais interne, ce qui coûtait cher. Mes parents avec l'aide d'une assistante sociale, ont fait des démarches pour obtenir l'autorisation de quitter l'emploi agricole. En 1955, nous nous sommes installés à Besançon, d'abord à l'Hospice Protestant où mon père était chauffeur et ma mère lingère. Puis, ils ont occupé des postes de concierge d'usine chez Bourgeois à Trépillot et pour finir à la Maveg ».
Ilze fera des études de comptabilité. Dans sa vie professionnelle, elle sera comptable puis professeur de dactylographie et transcripteur de braille. Mère de trois enfants, elle travaillera à temps partiel, hormis les cinq premières années avant d'être mère de famille et les six dernières années précédant la retraite, pendant lesquelles elle se consacre pleinement à son travail.

-Nationalité française et une maison :
Les parents d'Ilze et elle-même acquièrent la nationalité française en 1959. Leurs derniers emplois, assortis d'un logement de fonction leur ont permis d'envisager – en pensant à leur retraite - de devenir propriétaires en 1961 « d'une très ancienne maison de ferme avec 30 ares de terrain. Mon père est décédé en 1974 et nous avons construit une maison neuve au fond du verger ».

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  • Enseigner la langue : Abbé Chays en 1975

    Lors de l'assemblée générale de l'AATEM en 1975, l'Abbé Chays rappelle les efforts à faire pour l'enseignement des langues du pays d'origine et la responsabilité de l'Education Nationale et des parents.

  • Dimitri, originaire d’un pays de l’ex Union Soviétique

    Dimitri, originaire d’un pays de l’ex Union Soviétique,  est arrivé par hasard à Besançon, débarqué d’un camion par un passeur devant la préfecture, avec sa femme et sa petite fille de 2 ans, en novembre 2002.

  • Cité Amitié 1977-1983 : Madjid MADOUCHE

    Plusieurs nationalités composaient cette population, par ordre de grandeur : portugaise, marocaine, algérienne, turque, yougoslave, tunisienne, espagnole, italienne.

  • L’Orient à l’Occident tressé

    Les propos qui vont suivre ne prétendent pas avoir “valeur universelle”. Cependant,  s’ils sont l’expression d’un parcours personnel, ils renvoient aussi à une génération.

  • Où apprendre les langues à Besançon ?

    "Quelles langues peut-on apprendre à Besançon ? Y compris le français ? Pour quel public ? jeune, adulte, senior ?
    Quel type de structure ? Associative ou institutionnelle ? Quand ? Où ? Comment ? A quelle heure ?"

  • Chez moi c’est ici maintenant malgré mon accent

    J'ai quitté la Sardaigne en 1962 pour venir à Besançon avec mon mari. Nous sommes venus retrouver ma tante. Mon mari a trouvé du travail très vite chez Baronchelli où mon oncle travaillait déjà donc on n’a pas eu de problèmes au départ.

  • Entre France et Italie

    Quand je suis en Italie, j’ai l’impression de trahir la France et quand je quitte l’Italie j’ai un pincement au coeur.