Le goût des langues - Besançon

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-Besançon :

 

Arpentant la ville à pied, à vélo, utilisant le moins possible la voiture, il en apprécie la rivière qui la traverse, les crues qui la gonflent, en relève la beauté.

La pierre de Chailluz, matériau de construction des maisons du centre ancien de Besançon lui est « agréable ». Il est « intrigué par l'architecture de la ville, par l'influence flamande » qui lui donne « un air un peu mystérieux, un peu unique, spécifique ». En même temps, il avance qu'il n'est ni « surpris ni déçu » par la ville, qu'il « l'accepte telle quelle est », révélant sans doute une capacité propre d'acceptation des paysages et des visages d'une Cité ou encore le rapport complexe qu'on peut entretenir avec Besançon.

Toujours est-il que son rapport personnel à Besançon passe principalement par la culture.

Très intéressé par les musiques de recherche, Stefan « place très haut » selon ses propres termes, Philippe Romanoni, le créateur et directeur artistique du Festival Jazz et Musique improvisée en Franche-Comté. Organisateur convaincu dont il apprécie la ténacité et l'esprit « d'offrande ».

Spectateur attentif, il déplore d'autant plus certaines attitudes du public n'accordant pas toujours l'écoute voulue aux musiciens lors des concerts gratuits. La gratuité ne supposant pas un fonctionnement sans nécessités économiques ni une prestation artistique moindre mais le choix assumé de permettre un accès plus large aux musiques contemporaines de création et de réflexion. Choix dont certains ne mesurent pas assez la portée.

Le Kursaâl, l'Espace théâtre, le Foyer des Jeunes travailleurs (FJT), le Plazza Victor Hugo sont, entre autres, au gré des programmations et de ses intérêts, les points de la ville familiers à mon interlocuteur.

Tous ces lieux à Besançon qui rendent compte d'une conception de la culture où le souci du partage, de la qualité, de la recherche esthétique est central.

Enraciné dans sa double culture, fort de cette assise, Stefan Neuwirth se définit aussi comme un « voyageur ». Prêt à « bouger, revenir, repartir », « l'ailleurs » étant pour lui un horizon vers lequel il se déplace volontiers, attiré qu'il est par la diversité chatoyante et bruissante du monde, de ses langues et de ses villes.

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    Je suis arménienne, j’ai 25 ans et j’ai un Master pédagogie en anglais. Arrivée en France depuis un an et demi, passionnée par la France et la langue française, j’ai toujours souhaité apprendre cette langue. J’ai pris des cours de français au début dans mon pays ; mais je ne le parlais pas très bien.

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