« Depuis que je suis petit, je ne connais que la guerre … »

Sawaly a fui son pays en guerre, l’Afghanistan. Il a déposé une demande d'asile.

« Depuis que je suis petit, je ne connais que la guerre »
Il s’exile d’abord en Iran, où il a appris le métier de tailleur, puis séjourne illégalement en Grèce pendant 2 ans, et finalement arrive à Paris par le train, avec quelques économies.
Là, comme il y a beaucoup d’afghans, on lui conseille d’aller au CAUDA à Besançon où il sera mieux accueilli. Il arrive donc à Besançon le 22 août 2009, il a alors 24 ans.

 

Sawaly partage donc une chambre avec une autre personne au CAUDA de la rue Gambetta.
Sa demande d’asile est déposée à l’OFPRA. Grâce aux indications de l’assistante sociale, il a d’abord suivi les cours de français à l’ASEP, gratuitement, de septembre à juin. Puis maintenant il est inscrit au cours à Planoise.

Comme  il n’a pas le droit de travailler tant qu’il n’a pas de papiers,. il participe bénévolement à la banque alimentaire, ce que lui a proposé le CAUDA .
« Tout le monde est content de moi là-bas et espère que j’aurai mes papiers. »
Ce travail bénévole lui plait beaucoup et lui permet d’avoir des contacts. Il participe aux collectes et aux distributions. « C’est très bien pour connaître les gens et la région. »

A propos de son arrivée à Besançon, Sawaly pense : « la première chose à connaître, c’est la langue, après, tout est facile ! »
En plus des cours de français, il fréquente la bibliothèque du centre Pierre Bayle, lit des livres pour enfants, plus faciles, et fait des exercices de langue sur internet.

« Besançon est une très belle ville, et les informations sont faciles à trouver. »

Il mange le plus souvent au foyer de la Cassotte grâce aux tickets remis par le CAUDA.
« Dommage qu’au CAUDA on ne peut pas faire la cuisine. » Il pourrait ainsi préparer des plats de son pays.

S’il obtient ses papiers, il aimerait rester et vivre à Besançon, et s’il ne trouve pas de travail dans son métier, il souhaiterait faire une formation de mécanicien.

Partager cette page :
  • Je peux dire que je suis vraiment sauvé

    Francisco Marcolino a fui l'Angola pour l'Italie puis la France. Après avoir appris le français, il est aujourd'hui en 1ere bac pro et s'adonne à sa passion : la peinture.

  • Chili :au dernier moment, il ne restait de visas que pour la France

    Un très jeune Chilien arrive en France après des expériences traumatisantes vécues sous la dictature de Pinochet.

  • Asile, 2008

    Ils sont arrivés de Bosnie, parce qu'ils étaient en danger de mort. Lui 23 ans, elle 22 ans avec un bébé de 18 mois et l'avenir n'était pas pour eux.

  • Susana la polyglotte

    Je suis arménienne, j’ai 25 ans et j’ai un Master pédagogie en anglais. Arrivée en France depuis un an et demi, passionnée par la France et la langue française, j’ai toujours souhaité apprendre cette langue. J’ai pris des cours de français au début dans mon pays ; mais je ne le parlais pas très bien.

  • On est à la fois tous italiens et tous français

    Donc moi Charlotte Parini j’ai 47 ans cette année je suis française de père italien et mère française. Mon père est né en Italie mais a très vite vécu en France avec ses parents qui eux-mêmes étaient italiens et belges. En effet mon grand-père paternel était italien de la région de Milan et ma grand-mère paternelle était belge de père allemand et de mère italienne.

  • J'ai connu Besançon grâce à Stendhal

    Je suis né à Chien Jin sur les côtes de l’est de la Chine à 120 km de Pékin, il y a à peu près 10 millions d’habitants dans cette ville, c’est la 4e grande ville de Chine. Son industrie dépend surtout de sa position géographique : elle est située au bord de la mer donc elle dispose d’un des plus grands ports maritimes de l’Asie, elle sert de porte d’entrée à Pékin la capitale de la République.

  • M…. est arrivée du Liban en 2007

    M…. est arrivée du Liban en 2007 avec un visa touristique d’un mois pour rejoindre son mari libanais, qui vivait à Besançon depuis 8 ans, et où il travaille dans le social.
    Son mari avait demandé le regroupement familial, qui lui a été refusé, son salaire étant trop bas, les conditions n’étaient donc pas remplies.