M…. est arrivée du Liban en 2007

M…. est arrivée du Liban en 2007 avec un visa touristique d’un mois pour rejoindre son mari libanais, qui vivait à Besançon depuis 8 ans, et où il travaille dans le social.
Son mari avait demandé le regroupement familial, qui lui a été refusé, son salaire étant trop bas, les conditions n’étaient donc pas remplies.

Depuis, elle n’arrive pas à obtenir sa carte de séjour, malgré l’aide d’un avocat, elle est donc sans papier. Pendant un an elle n’osait pas sortir à cause de sa situation et de la langue. Ce qui lui a causé  des problèmes de dépression, elle pleurait beaucoup.
Lors d’une consultation à l’hôpital, une assistant sociale a pu lui obtenir une carte vitale et lui a parlé des cours de français où elle va 10 heures par semaine.
« Depuis, je bouge pour changer ma vie, pour avancer. »
Au Liban, elle avait fait 3 années de sociologie, puis a travaillé comme secrétaire chez un huissier. Sa situation ne lui permet pas de travailler, et elle doit encore  améliorer sa connaissance du français.
« Si j’ai mes papiers, j’ouvrirai un magasin de produits libanais . »

Il y a une cinquantaine de familles libanaises à Besançon. La présence de cette communauté lui a permis de s’intégrer plus facilement. Une amie libanaise lui a parlé d’une association caritative. Depuis, pour sortir, rencontrer d’autres personnes et parler, elle est bénévole 3 jours par semaine.

M… trouve la vie à Besançon facile et agréable, malgré le climat et le manque du sens de la fête, à son goût …
« Au Liban, on sort davantage le soir, les portes sont ouvertes, on va chez les uns, chez les autres. »
Mais la nature est belle, et même si il n’y a pas la mer, on peut aller se promener facilement.
Il y a un petit peu de racisme envers les étrangers, que l’on considère parfois comme inférieurs, mais pas trop.
« Les gens sont gentils, mais certains sont un peu racistes, je le sens. Peut-être ils n’aiment pas les arabes ? »

La maison de quartier donne un livret avec beaucoup d’informations.
M… participe aux activités sportives et va à la bibliothèque.
Bien sûr, M… espère une régularisation de sa situation pour pouvoir vivre normalement, sans peur , sans incertitude et  pour pouvoir faire des projets, apporter quelque chose de nouveau à Besançon.

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