1952, création de l'AATEM, Henri Huot - L´aide sociale à tous quel que soit l´âge

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L’aide sociale à tous quel que soit l’âge

 

Henri Huot est interpellé en 1959 par le Président de la section bisontine de la Mutuelle nationale des étudiants de France sur la situation précaire de certains jeunes ménages étudiants, souvent boursiers. En effet, la cité universitaire de Canot, la seule qui existe à cette époque, ne loge que des garçons ; les jeunes étudiantes logent au “foyer” rue du Chapître. Aucune mixité n’est tolérée. Déjà les chambres sont chères en ville et les ménages étudiants n’ont pas de recours.

Henri Huot permet en 1960 à la mutuelle étudiante de meubler 20 logements neufs dans la “cité des 408” à la Grette. Gérés longtemps par cet organisme étudiant, ils le sont maintenant par le CROUS.

Notons que des étudiants algériens, mariés à des Françaises en ont bénéficiés.

tour carréeLa création du Minimum social garanti (M.S.G) s’adresse dès 1968 aux personnes âgées avec peu de ressources. Henri Huot était frappé par le nombre considérable de “retraités” qui avaient travaillé avant 1946, date de la création des retraites, et qui par conséquent se trouvaient hors du système. Ils avaient parfois cotisé quelques années en fin de carrière, mais leurs retraites étaient faibles. Eux et plus encore les veuves vivaient dans la misère.

Henri Huot propose au conseil municipal de créer une allocation pour compléter les revenus de ces personnes afin qu’ils atteignent 65 % de ce qui était alors l’équivalent du SMIC.
Plus tard, lorsque les retraités aux rabais auront fortement diminué, le MSG s’appliquera à d’autres personnes, comme “les filles mères” (terme de l’époque) puis, après le début de la crise économique, aux chômeurs de longue durée.

C’est, en fait, l’ancêtre du R.M.I. D’ailleurs, Michel Rocard s’en inspirera en 1989 en consultant Marguerite Vieille Marchiset qui avait pris la succession d’Henri Huot à la délégation des affaires sociales.

Extrait de "les Nord-Africains à Besançon", éd Ville de Besançon juin 2007

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  • Ouvriers nord-africains en 1950

    Les journaux régionaux sont quasiment muets sur les conditions de travail des ouvriers Nord-Africains. Voici une exception.

  • Les Nord-Africains à Besançon après la Seconde guerre mondiale

    D’après Jean Carbonare, les premiers Algériens arrivés à Besançon étaient d’anciens soldats de l’armée de Libération qui, démobilisés en Alsace, s’étaient repliés vers le sud.

  • Les immigrés et la crise du logement 1950

    "Les 65 travailleurs nord-africains, sont logés gratuitement par l’entreprise dans les conditions suivantes : 49 Nord-africains dans 11 petites baraques en bois désaffectées, 16 Nord-africains dans 2 fourgons de la S.N.C.F. stationnés sur une voie de la gare de triage"

  • Retraite des immigrés résidents

    Des retraités expliquent comment se déroule leur vie dans un foyer loin de leur famille. Des conditions de vie à la difficulté de vivre seul, ils racontent leur quotidien.

  • En 1952, M. Lazhari Khaoua quitte l'Algérie et arrive à Besançon

    Lazhari Khaoua, arrivé parmi les premières vagues de travailleurs immigrés algériens, a connu les grandes difficultés des nouveaux installés.

  • Tours Amitié, 1968, cité de transit

    Le quartier de l’Amitié était à l’origine une « cité de transit ». Les trois tours qui le composent, construites à la fin des années 1960, début 1970, appartiennent à l’Office Public d’HLM.

  • Les casemates (1945-1956)

    Les premiers algériens venus travailler à Besançon après la guerre de 1945 ont logé dans ces fortifications rue d'Arène jusqu'à ce que la Municipalité les fasse murer en 1956 après la construction du foyer d'hébergement de la rue Clémenceau.