Les Founottes, cité de l'Escale

Certaines familles algériennes s’étaient regroupées sur un terrain vague et isolé, à l’extérieur de la ville au lieu-dit “les Founottes”.

Ils avaient assemblé des planches et des tôles pour en faire des habitations précaires. C’est l’époque où l’Abbé Pierre dénonce l’existence de taudis. Le conseil municipal décidera la construction de pavillons en bois pour faire disparaître ce petit bidonville bisontin.

Founottes

Mais ces pavillons furent très vite surpeuplés, des constructions légères se multiplièrent jusqu’en 1974, d’autant plus que des ferrailleurs vinrent également s’y installer. A cette date, la ville construisit des pavillons en dur, sans pour autant régler tous les problèmes. Ce lieu fut appelé “l’Escale”, nom symbolique dans une perspective d’intégration ultérieure dans l’habitat bisontin. Beaucoup d’enfants trouvèrent là un espace apprécié (voir le livre d’Amor Hakkar “La cité des fausses notes” - édition Petrelle).

Escale

Extrait de "les Nord-Africains à Besançon", éd Ville de Besançon juin 2007

Archives vidéo de l'INA:

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  • Ouvriers nord-africains en 1950

    Les journaux régionaux sont quasiment muets sur les conditions de travail des ouvriers Nord-Africains. Voici une exception.

  • 1952 : création de l'AATEM. Jean Carbonare

    Chaque jour, il croise des travailleurs d’origine algérienne. Il apprend qu'ils logent comme des rats, dans les casemates des anciennes fortifications de la ville

  • En 1952, M. Lazhari Khaoua quitte l'Algérie et arrive à Besançon

    Lazhari Khaoua, arrivé parmi les premières vagues de travailleurs immigrés algériens, a connu les grandes difficultés des nouveaux installés.

  • Les casemates (1945-1956)

    Les premiers algériens venus travailler à Besançon après la guerre de 1945 ont logé dans ces fortifications rue d'Arène jusqu'à ce que la Municipalité les fasse murer en 1956 après la construction du foyer d'hébergement de la rue Clémenceau.

  • L’abbé Chays : un trait lumineux dans l’histoire sociale de Besançon

    « Je pensais à bon droit et à juste titre que le droit à la vie passait avant le droit à la propriété et que le droit de propriété devait se mettre au service du droit à la vie »,

  • Les immigrés et la crise du logement 1950

    "Les 65 travailleurs nord-africains, sont logés gratuitement par l’entreprise dans les conditions suivantes : 49 Nord-africains dans 11 petites baraques en bois désaffectées, 16 Nord-africains dans 2 fourgons de la S.N.C.F. stationnés sur une voie de la gare de triage"

  • 1952, création de l'AATEM, Henri Huot

    Demander à la municipalité de se préoccuper de leur sort n’était pas populaire : les conditions de vie lamentables de ces immigrés ne dérangeaient pas grand monde...