Gare de triage 1950

Les wagons désaffectés de la gare de triage : logement des travailleurs nord-africains en 1950

Au début des années cinquante, en effet, l’industrie est en plein essor. La période de croissance rapide de la capitale comtoise conduit les entrepreneurs, en particulier du bâtiment, à faire appel à de la main-d’œuvre immigrée. Mais il semble que rien n’ait été vraiment prévu pour l’accueillir. Ces hommes, venus généralement seuls, ne trouvent pour tout abri que les casemates des anciennes fortifications du quartier de Battant, des wagons désaffectés à la gare de triage, ou même de vieux camions.

Extrait de "les Nord-Africains à Besançon", éd Ville de Besançon juin 2007

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  • Logement de travailleurs immigrés sur le chantier en 1964

    Ces photos ont été prises au cours des années 1964-1965 sur un chantier de construction rue de Chalezeule à Besançon.

  • Les immigrés et la crise du logement 1950

    "Les 65 travailleurs nord-africains, sont logés gratuitement par l’entreprise dans les conditions suivantes : 49 Nord-africains dans 11 petites baraques en bois désaffectées, 16 Nord-africains dans 2 fourgons de la S.N.C.F. stationnés sur une voie de la gare de triage"

  • Les casemates (1945-1956)

    Les premiers algériens venus travailler à Besançon après la guerre de 1945 ont logé dans ces fortifications rue d'Arène jusqu'à ce que la Municipalité les fasse murer en 1956 après la construction du foyer d'hébergement de la rue Clémenceau.

  • 1952, création de l'AATEM, Henri Huot

    Demander à la municipalité de se préoccuper de leur sort n’était pas populaire : les conditions de vie lamentables de ces immigrés ne dérangeaient pas grand monde...

  • Les Nord-Africains à Besançon après la Seconde guerre mondiale

    D’après Jean Carbonare, les premiers Algériens arrivés à Besançon étaient d’anciens soldats de l’armée de Libération qui, démobilisés en Alsace, s’étaient repliés vers le sud.

  • Les Nord-Africains vus par les journaux bisontins

    En un temps où la télé et les radios locales n’existaient pas, la presse locale était la seule information de nos concitoyens. Il est donc important de voir quelle place elle accorde à tout ce qui concerne ceux qu’elle appelle les Nord-Africains

  • Algérie : témoignage de M. Merzoug Hakkar

    Merzoug Hakkar est l'un des premiers Algériens arrivés à Besançon. C'était en 1957. Il témoigne ici de son parcours et de l'accueil qu'il a reçu.