Cité Amitié 1977-1983 : Madjid MADOUCHE - Le Foyer

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Le Foyer
A l’Amitié nous avions un foyer qui servait de lieu de rencontres, d’activités et de vie et qui au départ était  un café-restaurant privé mis en place pour répondre à la demande des résidents isolés, sans leurs familles. Ceux-ci se retrouvaient après leur journée de travail pour se distraire, boire, jouer aux cartes, et parfois manger, mais à la suite des événements dramatiques cités ci-dessus, le commerce avait été fermé.
Lorsque nous l’avons ré-ouvert, nous avons souhaité qu’il devienne un lieu géré par les résidents eux même. Les habitants tenaient beaucoup à ce lieu dans lequel il leur était possible de consommer des boissons non alcoolisées, thé, café, jus de fruits et échanger en jouant aux cartes, aux dominos ou autres jeux. Un résident sans emploi et apprécié de tous dans la cité a été engagé pour assurer le bon fonctionnement du foyer et recevoir et me transmettre les éventuelles doléances des habitants. Le foyer comptait trois espaces qui pouvaient être séparés par des cloisons amovibles :
-le premier espace à l’entrée, servait de foyer pour les adultes le soir et le week-end et la journée il recevait des activités en direction des jeunes
-Le second, la grande salle, servait aux activités de jeux, de compétitions de ping-pong, de répétitions de théâtre, de séances de projection de cinéma. 
-Le troisième espace servait aux multiples activités pour enfants menées par des animateurs du CCAS de la ville de Besançon dont  poterie, lecture et différents jeux.

Je n’ai jamais habité à l’Amitié. Heureusement d’ailleurs parce que je pense qu’il n’est pas recommandé  de vivre totalement sur son lieu de travail, mais je peux vous affirmer que le temps passé les sept jours de la semaine à l’Amitié aurait pu laisser croire que je vivais sur place.

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    Le Théâtre Universitaire de Franche-Comté existe depuis 1986. Cette association a pour but de «promouvoir la diversité culturelle en matière théâtrale» dit Anne-Laure Dormois, étudiante  et vice présidente  de l’association.

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    « Le bilinguisme des migrants est d’une manière générale une affaire transitoire : l’assimilation peut prendre deux ou trois générations,